Mali: les terroristes dotés de drones français ! (Zoom Afrique )

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Zoom Afrique du 13 mai 2022

Actualité en Afrique :

RDC : signature d’un accord pour moderniser l’aérogare de l’aéroport de Kisangani

Tanzanie : Samia Suluhu Hassan annonce une subvention de 43 millions $ pour réduire le prix du carburant

Kenya : le président Kenyatta inaugure une nouvelle usine de textile

L’Ouganda et la Tanzanie renforcent leur coopération à travers la signature de nouveaux accords

Analyses de la rédaction :

1. Au Mali, la France fournit des drones à ses alliés terroristes !

Décidément, la montée en puissance des forces armées maliennes ne fait pas que des heureux. Les nombreuses victoires des FAMa sur les théâtres des opérations semblent agacer les soutiens terroristes. Suite à des vastes opérations spéciales militaires, les terroristes ont enregistré d’énormes pertes humaines et matérielles.

Ces dernières semaines, les opérations des Fama ont enregistré des succès phénoménaux, mais les Fama ont également fait des découvertes assez surprenantes.

« Le 29 avril 2022, les frappes ont ciblé un important dépôt logistique opérationnel des terroristes situé entre les localités de Niasso-Sebé et Sossobé- Togoro. Cette cache des terroristes a été détruite grâce à la précision des renseignements et au choix des points visés ayant occasionné de grandes et multiples explosions en différents points du dépôt. Les puissants incendies observés après les frappes confirment la destruction du site contenant divers matériels de guerre y compris des explosifs, des drones, des armes et des munitions », précise l’Etat-major général des armées du 29 avril 2022.

Selon la hiérarchie militaire, ce dépôt avait également été identifié et localisé suite à une longue série de renseignements techniques ainsi que de patientes opérations de surveillances et d’observations aériennes. « D’incessants mouvements de véhicules et de tricycles chargés de divers matériels à partir des localités de Doungara, Togueré- coumbé, Walo et Sossobé à destination du dépôt localisé entre Tina et Kala ont fait l’objet d’un suivi minutieux et permanent. Les matériels observés ont sans équivoque été identifiés comme des matériels de guerre destinés à être utilisés contre les communautés ainsi que les FAMa engagées dans la protection de paisibles citoyens maliens. Ces frappes ont contribué à anéantir les espoirs et plans funestes des terroristes et leurs soutiens », révèle la hiérarchie militaire.

Ces révélations concernant la présence des drones à usage militaire entre les mains des terroristes méritent des réflexions sur l’identité des pays qui fournissent de tels matériels logistiques aux ennemis du Mali. De 2012 à nos jours, le Mali fait face au terrorisme sans que les citoyens ne sachent qui est réellement derrière ce terrorisme. Qui les financent et équipent les terroristes au Mali ? Cette question mérite une réponse dans un bref délai afin démasquer en plein jour le complot contre le Mali.

Notons que les drones sont utiles à plusieurs titres. Ceux dotés d’une caméra permettent des prises de vues, photo ou vidéo, en altitude comme ceux que l'armée française avait utilisé pour espionner la Base militaire des Fama à Gossi. L’utilisation de drones civils pour mener des attaques se répand et n’est plus l’exclusivité des armées régulières. Leur détournement par des groupes terroristes est de plus en plus fréquent.

Ce qui démontre encore une fois, que la France est prête à tout pour détruire le Mali mais également, c'est ce qui étaye les propos du Premier ministre malien, Choguel Kokala Maiga, lorsqu'il dénonçait la complicité de la France avec les groupes armés terroristes dans le nord du Mali.

2. Mali/Algérie/Russie : le trio qui chasse la France du Sahel !

Avec les attaques que préparent la France et ses alliés européens pour pouvoir détruire le Mali, Bamako continue de rester sur ses gardes et renforce davantage sa coopération avec la Russie. Alger rejoint également l'axe Bamako-Moscou.

Dans le cadre de la montée en puissance des forces armées maliennes, le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le colonel Sadio Camara, a effectué une séance de travail avec la partie russe ce jeudi.

L’Ambassadeur de la Russie au Mali, Igor Gromyko est venu harmoniser et consolider les acquis énormes qui aujourd’hui ont permis aux FAMa de prendre l’initiative sur les théâtres. Plusieurs sujets ont été discutés notamment la coopération bilatérale entre le Mali et la Russie, la situation sécuritaire du pays et essentiellement la montée en puissance des FAMa dans les opérations. L’Ambassadeur de la Russie a été très clair en ce qui concernent les actions des détracteurs dans le cadre de la coopération fructueuse entre son pays et le Mali. Le diplomate russe a souligné qu’il a largement échangé avec le ministre Sadio Camara sur les questions pertinentes de la coopération ainsi que la franche collaboration des deux pays. Cette amitié russo-malienne qui anime les débats sur toutes les plateformes.

D'ailleurs, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov s’est longuement entretenu avec les dirigeants algériens au sujet de la situation qui prévaut en ce moment au Mali, un pays clé et sensible pour l’Algérie. Et lors de ces entretiens, les dirigeants algériens ont beaucoup insisté auprès de Lavrov sur l’importance de renforcer encore davantage la présence russe au Mali. Les dirigeants algériens ont fait part de leurs profondes craintes à propos d’un probable désengagement du Mali en raison de l’opération militaire russe en Ukraine.

Un désengagement russe du Mali est jugé à Alger comme un « scénario catastrophe » qui va livrer l’actuelle gouvernement malien aux griefs des groupes terroristes armés et soutenus par de nombreuses puissances étrangères. Pour Alger, la présence russe au Mali est un gage de sécurité et de stabilité qui permet d’autant plus à l’Algérie de jouer le rôle du médiateur et du négociateur entre Bamako et les différentes factions maliennes impliquées dans ce conflit se jouant à ses frontières du sud. L’engagement russe au Mali permet aussi à l’Algérie de contrebalancer l’influence de la France dans le Sahel qui avait été jugée ces dernières années nocive à Alger et au Sahel en raison de l’instabilité qu’elle avait semée dans toute la région, faisant planer sur l’Algérie des menaces sécuritaires substantielles.

L’implication de la Russie au Mali a apporté à l’Algérie un équilibre des forces qui permet, aux yeux des dirigeants algériens, de limiter le leadership français dans le Sahel et de le contraindre à accepter des compromis qui ne sont pas forcément dictés par ses agendas.

Selon certaines sources, face aux inquiétudes des dirigeants algériens, Serguei Lavrov s’est montré rassurant en confiant dans ses échanges tenus à Alger que le conflit ukrainien ne va pas détourner l’attention de la Russie des autres enjeux géopolitiques du monde et le Mali continuera de représenter une priorité pour la diplomatie africaine de la Russie. A ce propos, des projets de coordination ont été identifiés entre Alger et Moscou. Le Mali est visiblement l’un des axes majeurs de la coopération bilatérale entre la Russie et l’Algérie.

Et voici encore un coup porté contre la France !

3. Le Togo paye le fait d'avoir accepté de donner un coup de main à Bamako 

Une attaque terroriste perpétrée dans le Nord du Togo, dans la nuit de mardi à mercredi, a coûté la vie à au moins huit militaires. Treize autres soldats ont été blessés au cours de l’assaut, une première dans le pays.

Jusque-là épargné par les attaques terroristes de cette envergure qui ont régulièrement endeuillé plusieurs pays de cette région du Sahel dont le Niger, le Bénin et le Burkina Faso, le Togo a été durement frappé cette nuit. Un assaut meurtrier a été lancé par des hommes armés contre les forces armées de ce pays d’Afrique de l’Ouest, puisque huit soldats ont péri au cours de violents combats, selon une annonce faite par le gouvernement.

Un communiqué lu à la télévision d’Etat précise que « dans la nuit de mardi à mercredi aux environs de 03h00, un poste avancé du dispositif de l’opération Kondjouaré, situé dans la localité de Kpinkankandi, a fait l’objet d’une violente attaque terroriste menée par un groupe d’individus lourdement armés non encore identifiés. Cette attaque a fait malheureusement 8 morts et 13 blessés du côté des forces de défense et de sécurité ».

Pourtant, le Togo a tenté de contenir la menace terroriste en prenant le soin de déployer son armée dans le Nord, notamment dans la zone frontalière au Burkina Faso devenu le repaire des bandes armées. Ces dernières frappent d’ailleurs régulièrement au pays de hommes intègres, malgré la prise du pouvoir par les militaires. Seulement, après l’attaque de novembre 2021, le Togo semblait épargné. Ce qui n’est pas le cas.

Cette attaque inattendue a été fermement condamnée par les autorités togolaises qui l’ont qualifiée de « lâche et barbare » tout en promettant de « rechercher et mettre hors d’état de nuire ces groupes armés terroristes ».

De son côté, même la CEDEAO s'est montré indignée, alors qu'on dirait que l'avertissement venait justement de cette instance.

La Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest a condamné avec fermeté, l’attaque terroriste qui a fait au moins 8 morts et une dizaine de blessés au nord du Togo, dans la nuit du mardi à mercredi 11 mai 2022.

La Commission de la CEDEAO a déclaré jeudi qu’elle a appris « avec consternation, la violente attaque terroriste survenue dans la nuit du 10 au 11 mai 2022 au Nord du Togo et qui a occasionné la perte en vies humaines ainsi que des blessés du côté des Forces de Défense et de Sécurité ».

Dans son communiqué, la Commission a condamné avec la plus grande fermeté, cette attaque terroriste. Elle a exprimé, au nom des Institutions de la Communauté, ses condoléances aux familles endeuillées, au Gouvernement et au peuple Togolais et souhaité prompt rétablissement aux blessés.

Par ailleurs, la Commission de la CEDEAO a salué l’engagement résolu des autorités togolaises dans la protection du territoire national et réitéré sa détermination à accompagner leurs efforts dans la lutte contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest.

Réagissant à cette attaque, le président togolais Faure Gnassingbe a parlé d’une « attaque lâche et barbare », assurant que les forces de défense et de sécurité restent déterminées à rechercher et mettre hors d’état de nuire ces groupes terroristes.

Cette attaque survient peu de temps après la visite d'une importante délégation malienne à Lomé début mai, conduite par le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop. La délégation a demandé au Togo de jouer les médiateurs entre Bamako et la Cédéao d'une part, ainsi qu’avec la communauté internationale. Le Togo a accepté.

Le Mali veut rallier ses voisins à sa cause et renforcer son poids diplomatique, notamment face à la CEDEAO.

Et voilà qu'une attaque terroriste d'envergure frappe le nord du Togo. La CEDEAO montre encore une fois, de part son intervention, qu'elle participe activement à la destruction du Mali et au renversement du gouvernement malien. En condamnant cette attaque, alors que l'instance ne condamne généralement pas les attaques survenues au Mali, on a plus l'impression que le message visait principalement les États de l'Afrique de l'Ouest qui voudraient, de près ou de loin, se rallier à la cause de Bamako.

Depuis la réélection d'Emmanuel Macron, Paris est bien décidé à vouloir nuire un maximum au Mali et peu importe si cela implique la destruction de toute l'Afrique de l'Ouest seulement par crainte que tous ces pays ne s'allient ensemble contre la France et ses alliés. Car la seule crainte de l'Occident, c'est bien une alliance entre les États d'Afrique !

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