Algérie: de quoi ont peur les Américains ?

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Comment se fait-il que les États-Unis commencent progressivement à chercher un alibi pour un embargo économique sur l'Algérie ?

De quoi l'Amérique a-t-elle peur ? Que les drones, fusées éclairantes et autres armements israéliens injectés en masse au Maroc en échange de millions de dollars d'argent public marocain, ne soient pas à la hauteur, le jour J, face à un arsenal algérien performant ou cherche-t-elle un prétexte pour imposer des sanctions à Alger ? Les deux hypothèses pourraient être plausibles, d'autant que l'Algérie n'a pas cédé et ne cédera pas sur la production de gaz. Comment se fait-il que les États-Unis commencent progressivement à chercher un alibi pour un embargo économique sur l'Algérie ?

"L'Algérie est dans le collimateur des États-Unis en raison des achats d'armes sophistiquées commandés par la junte au pouvoir à la Russie, renforçant davantage la machine de guerre russe en Ukraine, ce qui a incité le sénateur américain Marco Rubio, à demander au secrétaire d'État américain Antony Blinken, d'imposer des sanctions contre le régime algérien, conformément à la loi "Punir les ennemis de l'Amérique avec des sanctions 2017", rapporte Sahel Intelligence.

Cette loi autorise le président américain à imposer des sanctions aux parties impliquées dans des transactions importantes avec des responsables de la défense ou du renseignement du gouvernement russe.
Les achats d'armes de plusieurs milliards de dollars commandés à l'instigation du chef d'état-major de l'armée algérienne, le général Chengriha, suscitent l'inquiétude outre-Atlantique. Dans une lettre adressée jeudi 15 septembre à Antony Blinken, le sénateur Marco Rubio a fait part au secrétaire d'État de sa "grande préoccupation concernant les achats de défense en cours" entre l'Algérie et la Russie.
En vertu de la section 231 de la loi de 2017, le président américain peut imposer des sanctions à l'Algérie, a souligné Marco Rubio, rappelant que le chef de la Maison Blanche a délégué cette autorité au secrétaire d'État, en consultation avec le secrétaire au Trésor.

Akram Kharief, journaliste et analyste politique, et Luc Michel, géopoliticien, s'expriment sur le sujet.

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