L’Iran et la Résistance sahélienne ! (zoom afrique)

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Le Chef de la diplomatie iranienne a réitéré le soutien et l’accompagnement de son pays en faveur des efforts des Autorités maliennes visant à assurer le plein exercice de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national.

Le ministre iranien des Affaires étrangères a exprimé son espoir que les relations entre les deux pays connaîtront un développement et une croissance constants à la lumière de la poursuite des consultations et du suivi entre les deux parties. 

Amir-Abdollahian a souligné que la République islamique d'Iran n'a aucune restriction sur le développement global de la coopération avec la Mauritanie. 

De son côté, le ministre mauritanien des Affaires étrangères a salué l'idée d'élargir les relations stratégiques avec l'Iran et a mis l'accent sur le développement des relations dans les domaines de l'enseignement supérieur, de l'agriculture, de la pêche et des énergies renouvelables. 

Les deux parties ont également discuté et échangé des vues sur les visites mutuelles de hauts responsables des deux pays. 

Mohamed Salem Ould Marzouk tout en condamnant les crimes du régime sioniste en Palestine, a soutenu la poursuite de la coopération des pays islamiques, dont l'Iran, notamment sur la question de la Palestine. 

Depuis le début du mandat du 13e gouvernement de la République islamique d’Iran, les liens entre l’Iran et l’Afrique ne cesse de s’amplifier. L’Afrique se rallie à des partenaires fiables et cherche, par-dessus tous, des partenariats gagnant-gagnant pour sortir et briser l’hégémonie occidentale qui a empêché l’Afrique de se développer comme il se doit depuis le début de leur indépendance. Les partenariats se forme, dans le respect mutuel, et c’est ce qui importe aussi bien pour l’Afrique que pour l’Iran. 

2. "La Guinée ne suivra plus les diktats de la Communauté internationale !"

Invité d’un média français, Ousmane Gaoual Diallo, porte-parole du gouvernement de la transition guinéenne, a de nouveau justifié les raisons des 36 mois de la transition guinéenne. Pour lui, tous les experts sont unanimes que l’unique raison des crises en Guinée depuis 30 ans est exactement l’absence d’un fichier d’état civil fiable. Plus loin, il rappellera que la transition n’est pas une question de date, mais de contenu. 

« (…) Nous avons posé des thématiques dans le chronogramme. Qu’est-ce qui cause les crises en Guinée depuis 30 ans ? C’est l’absence d’un fichier électoral consensuel. Cela est adossé à l’inexistence d’un fichier de l’état civil. Sans état civil, il est difficile d’avoir un fichier électoral. Nous avons prévu d’élaborer un fichier d’état civil duquel on va tirer le fichier électoral. Tous les experts conviennent qu’il faut 24 mois pour le faire. Nous n’avons pas besoin d’un tiers pour élaborer le fichier électoral. Nous voulons que nos partenaires nous expliquent s’ils ont une autre manière de produire un fichier électoral en moins de 24h. Nous avons toujours soutenu que la transition, ce n’est pas des dates. C’est un contenu. S’ils ont des experts capables de produire un état civil et un fichier électoral en moins de 24 mois, nous sommes acheteurs de la solution. Et durant les 24 mois, nous allons aussi faire le toilettage des textes juridiques et des institutions. À l’issue des 24 mois, les élections vont se dérouler de la base au sommet ». 

Ferme, Gaoual dira, qu’ils n’accepteront plus jamais de répéter le diktat de la Communauté internationale et de la CEDEAO. 

« Je rappelle qu’en 2010, la communauté internationale a bousculé la Guinée pour aller rapidement à un fichier électoral qui a généré les crises qui ont maintenu la Guinée en situation de crise pendant 12 ans (…). Nous n’allons plus jamais répéter la même chose sous le diktat de qui que ce soit. La communauté internationale et la CEDEAO ne viendront plus nous dicter des conduites à tenir. »

Pour le moment, les Guinéens doivent rester souder à leur gouvernement pour faire face aux conséquences des différentes positions de ses autorités et des responsables de la CEDEAO. 

Depuis le ralliement de la Guinée au Mali, Conakry continue sur sa lancée pour emboîter le pas à Bamako et emprunter la voie du souverainisme.  

3. La France continue d’utiliser la Côte d’Ivoire contre le Mali 

Le Président de la République, Alassane Ouattara, a échangé, ce mardi 27 septembre 2022, au Palais de la Présidence de la République, avec le Ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, en visite de travail en Côte d’Ivoire. 

Gérald Darmanin s’est exprimé après des échanges avec le président ivoirien Alassane Ouattara, au Palais présidentiel. 

« J’ai évoqué avec lui la question de la stabilité régionale, la situation difficile qui se déroule aujourd’hui bien sûr au Mali. Je veux redire ici que notre soutien est total auprès du Gouvernement de la Côte d’Ivoire pour les soldats de votre pays qui sont aujourd’hui emprisonnés, à l’écoute de tout ce qui se passe ici en Côte d’Ivoire, la lutte contre le terrorisme, la sécurité et la paix publique », a-t-il déclaré. 

Depuis le 10 juillet dernier, 46 mercenaires sont détenus au Mali. 

Devant l’Assemblée générale des Nations Unies, le président ivoirien Alassane Ouattara a appelé, à libérer les 46 soldats ivoiriens détenus à Bamako, tout en invitant les autorités maliennes à concentrer leurs efforts dans la lutte contre le terrorisme. 

Les échanges entre Gérald Darmanin et Ouattara ont aussi porté sur le renforcement de la coopération entre la Côte d’Ivoire et la France, notamment dans les domaines sécuritaires et de la lutte contre le terrorisme. 

En retour, le ministre malien des affaires étrangères a appelé la côte d’ivoire à cesser d’être une base arrière pour déstabiliser le Mali. 

Après la sortie musclée du Premier ministre par intérim du Mali à la tribune des Nations Unies, c’est autour du chef de la diplomatie malienne de mettre en garde la Côte d’Ivoire. Dans une interview, le ministre Abdoulaye Diop est revenu sur les tensions actuelles entre Abidjan et Bamako tout en invitant le régime de Ouattara à ne plus servir de base arrière pour déstabiliser son pays. 

Sur l’épineuse affaire des 46 soldats, le membre du gouvernement a assuré que son pays s’est dit « ouvert à un règlement par la voie diplomatique guidée par le dialogue ». Ce qui a conduit à la libération de trois soldates du contingent ivoirien, explique-t-il. « Pour nous, il ne s’agit pas d’un dossier indifférent. Le Mali est engagé avec la CEDEAO dans le cadre du processus de transition, mais cette question telle qu’elle a été emmenée à la CEDEAO, nous semble être biaisée et les décisions qui sont sorties de ce sommet extraordinaire qui s’est transporté à New York seront appréciées par le Gouvernement du Mali qui s’exprimera officiellement sur cette question », a déclaré Abdoulaye Diop ministre des Affaires étrangères. 

En ce qui concerne le sommet de la Cédéao à New York, « nous pensons que c’était pratiquement un tribunal contre le Mali, parce que le Mali n’a pas été entendu pendant cette discussion, on ne sait pas sur quelles bases ces décisions ont été prises. Et toutes les décisions qui ont été prises sont juste en faveur de la Côte d’ivoire ». Pour le ministre, il faut que la Côte d’Ivoire « cesse d’être une base arrière pour déstabiliser son pays ».

La France utilise tous les moyens pour tenter de déstabiliser le Mali. Mais pourquoi donc la France et l’ONU devraient donner leur soutien à la Côte d’Ivoire pour la libération des mercenaires ivoiriens sans conditions, alors que la Côte d’Ivoire abrite, et ce, sous le silence de la Communauté internationale, des repris de justice ? Jusque quand la France et l’ONU vont se ridiculiser aux yeux de la Communauté internationale ? Les peuples du monde ne trouvent pas l’attitude de la France et de l’ONU ridicule ? 

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