Mali: Barkhane combat pour Daech?! (zoom afrique)

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Barkhane particulièrement hyperactive après 7 ans de présence au Mali viserait-elle à liquider cette partie des miliciens armés qui s’apprêteraient à regagner les rangs de l’armée nationale ?

L’actualité en Afrique :

Le gouvernement sud-africain a fermement condamné l’assassinat du scientifique iranien Dr Mohsen Fakhrizadeh ;

Mahamadou Issoufou appelle l'Oumma islamique à prendre sa part dans l’émergence d’une nouvelle gouvernance mondiale ;

L’Égypte annonce des projets de chemins de fer avec la Libye ;

Le Sénégal, « un des pays modèles en termes de mise en œuvre des mesures de prévention de la Covid-19 »

Les analyses de la rédaction :

Éthiopie : Abiy Ahmed sous pression ?

Le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, a annoncé ce samedi soir, la prise de la capitale du Tigré, Mekelle, et l’arrêt des opérations dans cette région du nord du pays. « Le gouvernement fédéral a désormais le contrôle total de la ville de Mekelle », peut-on lire dans un communiqué publié sur son compte twitter.

La note indique, par ailleurs, que les troupes fédérales ont libéré des milliers de soldats « pris en otage » par le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), et sécurisé le quartier général du commandement nord.

L’Annonce de la fin du conflit du Tigré est assez étrange alors qu’on sait qu’Israël continue d’armer les rebelles et que la délégation israélienne en Éthiopie est là pour faciliter le départ des Éthiopiens en Israël, les armer et les faire revenir...

D’ailleurs la ministre israélienne de l’Immigration et de l’Intégration, Pnina Tamano-Shata, s’est rendue en Éthiopie samedi soir, avant l’arrivée de 2 000 nouveaux immigrants éthiopiens en Israël dans les deux mois à venir.

Mme Tamano-Shata, est la première ministre israélienne née en Éthiopie. Lors de son voyage, elle est accompagnée de représentants de l’Agence juive.

« Plus de 9 000 personnes d’origine juive attendent en Éthiopie depuis plus de 15 ans pour émigrer en Israël, mais le gouvernement a approuvé en janvier dernier la venue de seules 2000 d’entre elles, malgré la pandémie et le récent déclenchement d’une guerre dans la région du nord du Tigré », écrit i24news à ce sujet.

Il semblerait qu’Abiy Ahmed est nettement sous pression pour annoncer cette fin.

Est-ce un prélude pour un autre conflit qui serait ouvert d’ici quelque temps, un conflit avec l’Égypte ?

C’est dans ce contexte qu’Al-Sissi fait son premier voyage au Soudan du Sud.

Le président égyptien s’est rendu ce samedi matin à Juba afin de rencontrer le président du Soudan du Sud.

Le porte-parole de la présidence égyptienne Bassam Razi a annoncé que le président Abdel Fattah al-Sissi se rendra à Juba samedi pour sa première visite pour rencontrer le président sud-soudanais Salva Kiir.

La réunion est prévue pour discuter des développements politiques dans la région et de la coopération bilatérale.

 Malgré les accords de paix signés par le passé entre l'Égypte et Israël, Le Caire n’entretient pas aujourd'hui de très bonnes relations avec Tel-Aviv.

Déjà en Libye, Le Caire n’a guère apprécié les manœuvres israéliennes qui ont fini par permettre à l’OTAN de s’emparer de Tripoli et d’aller droit vers Syrte.

Israël cherche depuis longtemps à créer un différend interafricain et à en profiter pour atteindre son but : la divergence éclatée entre l’Égypte et l’Éthiopie sur le barrage de la Renaissance a été d’ailleurs saisie comme du pain béni.

Quoi de mieux donc de s’infiltrer en Égypte via cette même Éthiopie qui se trouve sous pression d’Israël ? Israël veut faire main basse sur le Nil d’une part et de l’autre s’implanter en Afrique. Mais Le Caire n’aura aucune raison d’accepter cet état.

Mali : Barkhane combat pour Daech ?

Barkhane particulièrement hyperactive après 7 ans de présence au Mali viserait-elle à liquider cette partie des miliciens armés qui s’apprêteraient à regagner les rangs de l’armée nationale ?

Un article de Jeune Afrique nous conduit en ce sens.

« En quelques semaines, la France a annoncé avoir neutralisé plusieurs des chefs du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM). Choix stratégique ou tactique conjoncturelle ? », écrit Jeune Afrique à ce sujet.

En effet selon cet article Barkhane s’en prendrait plus à GSIM qu’à Daech.

D’ailleurs la France a annoncé il y a quelques semaines que l’opération Barkhane au Mali a neutralisé Ba Ag Moussa, alias Bamoussa. Il a été un acteur majeur des différentes rébellions touarègues des années 1990 et 2000. Ba Ag Moussa était le chef militaire du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), groupe dirigé par le chef touareg malien Iyad Ag Ghaly.

Bloquer le processus de réconciliation nationale et le désarmement des miliciens qui ont servi toutes ces années les intérêts de la France contre l’armée nationale est l’un des objectifs de Barkhane au Sahel.

Ce que d’ailleurs l’imam Dicko a très bien compris en voulant un siège au sein du pouvoir.

Ensuite, ouvrir grand les portes du Sahel aux terroristes daechistes largement plus sanguinaires que ceux du GSIM, et ramener des terroristes de la Syrie et de la Libye dans le Sahel.

On se rappelle comment la Turquie a fait un pont aérien et naval entre Idlib et la Libye à la porte du Mali. L’opération de Barkhane qui refuse de liquider Daech va dans ce sens.

Un troisième point ; évidemment ce groupe lui aussi largement inventé et créé par les services secrets occidentaux compte dans les rangs des Africains que RFI appelle dans une attitude parfaitement péjorative négro-africaine.

Ces Africains n’iraient pas totalement adhérer à la thèse colonialiste des puissances d’occupation, ce qui ne serait pas le cas de Daech d’origine non africaine.

Les forces Barkhane sont-elles là pour servir les intérêts de Daech ? Il semblerait que oui…

Angola : l’économie sous la main occidentale ?

C’est une triste journée pour le peuple angolais.

Luanda devrait privatiser les fleurons de son économie d’ici fin 2021. Annonce cette semaine de la ministre des Finances Vera Daves Da Souza. La compagnie pétrolière nationale Sonangol et la compagnie de diamants Endiama vont être restructurées pour attirer les investisseurs. Englué dans une crise économique profonde, l’Angola a besoin d’argent frais pour relancer sa machine économique.

La pandémie du coronavirus a servi à la puissance d’occupation de prétexte afin de pousser des pays comme l'Angola de remettre leur secteur stratégique aux mains des Occidentaux.

« Sonangol est l’épine dorsale de l’économie du deuxième producteur de pétrole africain. Quant à Endiame, si le diamant ne représente que 3 % de la richesse nationale, l’entreprise est en revanche une machine à produire du cash. Or, avec la crise engendrée par la pandémie de Covid-19, l’Angola a besoin d’argent », écrit RFI à ce sujet.

On comprend mieux le jeu occidental dans cette affaire quand on voit que les plus importantes exportations de l’Angola sont le pétrole et les diamants.

Il est vrai qu’en Afrique, ce continent riche en ressources naturelles et minières qui a longtemps été terrain de reconquête des puissances occidentales, rien ne pouvait mieux servir la puissance occidentale qu’un virus appelé COVID-19.

C’est également la présence chinoise en Angola que l’occident tente de remettre ainsi en cause.

D’ailleurs en juin dernier, dans un article publié sur Franceinfo on évoqué la faillite de l’Angola due en grande partie à ses dettes avec la Chine.

« Plus grave encore, en 2017, selon le Massachusetts Institute of Technology (MIT), l’Angola a vendu les deux tiers de son pétrole à un seul client : la Chine. Le pays semble totalement “sino-dépendant”, d’autant qu’il est également le principal bénéficiaire africain des prêts chinois au développement. Autour de 50 milliards de dollars entre 2000 et 2017, dont près de la moitié garantie sur le pétrole, selon l’ONG Natural Resource Governance Institute (NRGI) », ajoute l’article à ce sujet.

La presse mainstream tente depuis le début de la pandémie de Covid-19 de faire croire que les Africains ne peuvent rien faire face au nouveau Coronavirus et se sert donc de ce prétexte afin d’étendre la mainmise sur les secteurs stratégiques de ces pays.

Ce scénario d’est déjà reproduit au Gabon où les médias mainstream faisaient part il y a quelques mois de l’incapacité de l’État à gérer le virus et donc de la contamination des employés du pétrole gabonais au Coronavirus.

Bref, l’Angola devrait se méfier de toutes les tentatives de déstabilisation qui se mijotent en ce moment contre le pays, et pour ceci, il pourrait très bien compter sur l’éveil de son peuple.

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