RCA: le clash France/Russie, possible ?

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Est-ce que la France a l’intention d’entrer en conflit militaire dite avec la Russie?

Zoom Afrique du 1er janvier 2020

SOURCE : PRESS TV FRANÇAIS

 

L’actualité en Afrique :

  • Cameroun : la justice annule la procédure d’attribution du terminal à conteneurs du port de Douala au Suisse Terminal Investment
  • Mali : le ministre tchadien de la Défense en mission au Mali
  • Kenya : les achats de café de spécialité par les négociants américains chutent de 57 % en 2018/2019

 

Les analyses de la rédaction :

Centrafrique : la France cherche à désarmer la Russie

Est-ce que la France a l’intention d’entrer en conflit militaire dite avec la Russie ?

Désormais totalement désespéré de pouvoir changer quoi que ce soit à la donne centrafricaine, Paris semble vouloir ouvrir un front direct contre la Russie par Minusca interposé contre les forces spéciales russes en mission dans la région stratégique de PK5.

Le PK5 est un quartier à majorité musulman où les Russes sont présents aussi bien sur le plan militaire qu’humanitaire ; une chose qui ne plaît absolument pas à la force d’occupation qui ne laisse passer aucune occasion afin d’accuser la Russie d’installer la terreur et l’insécurité sur le terrain.

Mais ce n’est pas tout : outré par la montée en puissance des armées locales africaines, dont celle de la RCA, il y a à peine trois jours, une information relayée par Corbeau News tentait de ternir l’image de l’armée centrafricaine en ces termes : 

« Les récentes violences armées du PK5 ont mis à nu la défaillance des services de sécurité du pays et l’on assiste aujourd’hui à une montée en puissance des commerçants de la localité, ce qui ne résout pas du tout le problème de sécurité dans cette partie de la capitale qui échappe depuis au contrôle du gouvernement. »

On comprend donc mieux l’intention de la mission des Nations unies qui annonce ce 1er janvier vouloir désarmer toute personne armée vue dans le quartier PK5, dans la capitale.

Bien que l’info évoque la coopération du gouvernement dans cette démarche, on sait très bien que le gouvernement Touadéra sait comment s’y prendre dans les affaires internes et n’a guère besoin de quelconques instances étrangères.

« Toute personne armée sera désarmée ou neutralisée », a prévenu Dili Aminou Alao, porte-parole de la Minusca, qui a affirmé que le gouvernement serait présent à travers ses Forces de sécurité intérieure (FSI) et qu’un commissaire de police allait être installé.

Pour le porte-parole de la Minusca, « la balle est dans le camp » des groupes d’autodéfense. « Nous attendons que leurs membres viennent avec leurs armes pour les déposer », a-t-il affirmé.

On tend à se demander comment la France et l’ONU pourront désarmer les militaires russes.

Pied de nez des Maliens à l’adresse de la force d’occupation :

Pied de nez des Maliens à l’adresse de la force d’occupation : 1 mois de chantage, de menace, etc. s’est soldé par un méga manif :

Le torchon brûle toujours vivement entre les populations du Sahel et la France. Après des manifestations tous azimuts des populations de la zone sahélienne pour demander le départ des troupes françaises jugées inefficaces, moins opérantes pour endiguer le terrorisme, l’année 2020 s’annonce décisive dans la contestion.1 millions de personnes dans les rues le 10 janvier 2020 à Bamako, la capitale malienne, c’est la promesse des jeunes de l’ONG Urgence Panafricanistes Mali pour intensifier leur demande au départ de la force Barkhane sur leur sol.

Bassoro Sylla est membre de l’ONG Urgence Panafricaniste du Mali dont la figure de proue est l’activiste Franco-Béninois Kemi Seba. Il fait l’état de la mobilisation de la population malienne pour demander le départ des troupes françaises et la mise à mort du FCFA. Ils étaient au nombre de cinq à avoir effectué le déplacement pour suivre la conférence publique de leur mentor Kemi Seba à Ouagadougou. Pour Bassoro Sylla et ses camarades, la lutte n’a pas changé de forme. Bien au contraire, elle est en train d’atteindre son point culminant. Et le message est toujours clair pour ces mordus de souverainisme de l’Afrique : le départ de la France sur le territoire malien et par ricochet dans toute la région sahélienne. « Le Mali n’existe pas. Nous n’avons que Bamako et Sikasso », s’insurge-t-il. À l’écouter, le conflit malien qui a déclenché en 2013 a fait près de 3000 morts. Mais, rien ne semble arrêter la boucherie en dépit des différentes opérations notamment françaises à travers la force Barkhane. « Au Mali des femmes, des enfants sont égorgés », explique l’activiste.

Pour mettre la pression à l’autorité face à ses responsabilités, des marches de soutien aux Forces Armées Maliennes (FAMA) sont organisées. « Insuffisantes », juge le coordonnateur d’Urgence Panafricaniste Mali, Bassoro Sylla. Pour lui, la France qui avait été appelée pour sauver le Mali des griffes du terrorisme doit tirer toutes les conséquences de son échec et rendre le tablier. Plus de temps à perdre avec les dirigeants locaux, mais attaquer le cœur du problème qui est la France. « Nous, on a compris que nos dirigeants sont les branches et la France est la racine. Donc, il faut arracher l’arbre » s’exclame-t-il.

Pour ce faire et selon ses dires, Bamako, la capitale malienne devrait être encore en ébullition le 10 janvier 2020. Pour la jeunesse d’urgence panafricaniste Mali, la date du 10 sera sans appel dans le mouvement de contestation contre les forces françaises et par-delà la demande de suppression de la monnaie FCFA. « Le 10 quand nous allons sortir, nous n’allons pas rentrer ». « Nous allons accompagner l’ambassadeur français pour qu’il parte ».

Position d’ailleurs défendue par Kemi Seba qui promet l’explosion du néocolonialisme français en Afrique en 2020. Convaincu que le véritable problème sécuritaire critique de leur pays est dû aux opérations françaises, le coordonnateur d’urgence panafricaniste du Mali Bassoro Sylla pense que la France joue un double jeu entre les mouvements terroristes et son rôle de pompier. En témoigne la prise en otage de Kidal par l’armée française où ni l’armée malienne encore moins l’autorité ne peut accéder. Les dés sont donc jetés avant la rencontre des chefs d’État du G5 Sahel à Pau en France avec le président Emmanuel Macron.

Le Cameroun fête le 60e anniversaire de son indépendance :

Il y a soixante ans, le 1er janvier 1960, le Cameroun accédait, officiellement, à son indépendance. Le pays fut le premier des quatorze colonies françaises à ouvrir le bal des indépendances.

 Pierre Claver Nkodo, Pierre Claver Nkodo, éditorialiste et directeur de la publication Horizons nouveaux, magazine international paraissant à Douala au Cameroun, revient sur ce sujet et nous donne plus de détails sur ce qui s’est réellement passé durant ces 60 dernières années.

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