Afrique: les USA, un "vrai pays de m..." Zoom Afrique du 8 janvier 2021

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Au bout de 4 ans de présidence, Trump a découvert le vrai pays de m... !

L’actualité en Afrique :

Éthiopie : la construction de la centrale éolienne d’Assela est entamée

Botswana : actualisation d’un permis pétrolier pour protéger un site du patrimoine mondial de l’UNESCO

Bénin : le parlement adopte une loi pour protéger la biodiversité contre les OGM

Village de Kougsin dans le Boulkiemdé : L’eau potable, désormais disponible dans les concessions

 

Les analyses de la rédaction :

1. Afrique-USA: l'ironie du sort pour les défenseurs de la "démocratie" dans le monde

Vu les derniers évènements qui se sont produits aux États-Unis, à Washington plus exactement, il serait important de regarder la vision africaine de ces évènements et même du reste du monde, hors Occident.

Conakry a déclaré : « Quand l’Amérique fait pire que l’Afrique ! »

C’est sidérée, et un brin amusée, que la presse africaine a regardé les manifestants pro-Trump envahir le Capitole américain, ce mercredi 6 janvier. Il n’y a pas qu’en Afrique que la démocratie est « en panne », lance aux Occidentaux Le Djely. Le journal guinéen demande « moins d’arrogance et de condescendance » aux « éternels donneurs de leçons ».

En dépit de toutes les frasques que le président américain a servies au monde depuis quatre ans, personne n’aurait envisagé qu’il en viendrait à provoquer les scènes surréalistes dont le Capitole, l’antre de la démocratie américaine, a été l’objet ce mercredi 6 janvier.

L’image de la démocratie américaine, souvent présentée comme une référence mondiale, s'en trouve écornée. Du côté du continent africain en particulier, c’est avec une pointe de sourire que l’on assiste à ces agissements. Car aussi abominables que soient les actes posés par les partisans de Donald Trump, ils viennent rappeler qu’il n’y a pas que dans le reste du monde et en Afrique en particulier que la démocratie reste perfectible.

Il serait souhaitable que les éternels donneurs de leçons puissent s’en inspirer pour se laisser aller à moins d’arrogance et de condescendance à l’égard des autres.

La démocratie américaine en panne ! C’est en effet la seule explication aux scènes incroyables qu’il a été donné d’assister ce mercredi 6 janvier dans l’enceinte du Congrès américain. Car il ne faut surtout pas réduire tous ces événements à la seule personne de Donald Trump. Il n’en est pas la seule cause.

En réalité, le président américain n’est que le reflet d’une crise profonde qui menace le système démocratique occidental dans son ensemble. L’émergence de Donald Trump au-devant de la scène n’est que la conséquence du rejet des politiciens “conventionnels’’. À ces derniers, les populations associent un certain nombre de tares, parmi lesquelles le mensonge, la duperie et la manipulation.

C’est à cette crise de confiance entre les peuples et l’élite que l’on doit l’arrivée aux affaires de Donald Trump, de Jair Bolsonaro, mais aussi de Boris Johnson. Trump n’est donc que le symptôme d’un mal dont souffre la démocratie occidentale.

En 2018, Donald Trump avait qualifié un certain nombre de pays, dont les États africains, de “pays de merde”. Mais au vu de son attitude peu démocratique lors de la présidentielle Américaine – au cours de laquelle il s’est empressé de revendiquer la victoire et de dénoncer des fraudes –, l’on est en droit de se demander s’il n’est pas du même acabit que les dirigeants de ces pays qu’il méprise, s’amuse ce journal burkinabé.

Cela étant, à quelque chose malheur est bon ! En effet, s’il y a un enseignement qu’on peut tirer de ces regrettables événements, c’est que certains comportements ne sont pas l’apanage des peuples dits « arriérés » comme le pense la majorité du temps l’Occident. Il est aujourd’hui évident qu’il n’y a pas qu’à Conakry, Abidjan ou encore Kigali que les populations sont touchées pas des crises venant de la classe politique sous pression de l’Occident. Il n’y a pas qu’en Afrique que des militants, ignorant le bon sens et les lois de la République, peuvent s’en prendre aux institutions. On devrait rompre avec tous ces jugements hâtifs et quelque peu racistes. Car finalement, on se rend compte qu’en tout homme cohabitent l’humanité et une certaine bestialité. Qu’il soit noir ou blanc, de New York ou de Nairobi. Et que nulle part la démocratie n’est une œuvre achevée.

De Joe Biden ou de Donald Trump, les Américains, qui étaient appelés aux urnes le 3 novembre dernier, attendent de savoir qui sera le 46e président des États-Unis. Une élection qui intéresse aussi au plus haut point les Africains, curieux de savoir si Donald Trump, connu pour son manque d’intérêt, à la limite du mépris, pour le continent noir, où il n’a même pas daigné mettre les pieds une seule fois en quatre ans, pourra se succéder à lui-même.

En qualifiant leurs États de « pays de merde », Donald Trump a contribué à s’aliéner la sympathie de bien des Africains. Cela dit, vu d’Afrique, l’un des faits majeurs de cette présidentielle est qu’avant même la fin du dépouillement, le président américain sortant s’est autoproclamé vainqueur, dénonçant au passage des tentatives de fraude, et a menacé de saisir la Cour suprême pour arrêter le décompte des résultats.

De quoi rappeler les républiques « bananières », où la contestation systématique et les dénonciations de fraudes sont la marque déposée des élections en Afrique. Sauf que, dans ce cas d’espèce, ce n’est pas le candidat de l’opposition, comme c’est généralement le cas sous nos tropiques, qui crie à la fraude, mais bien le président sortant.

Donald Trump va-t-il faire de son pays un “pays de merde” ? Il présente bien des points de similitude avec tous ces dirigeants africains qu’il critique aussi souvent. On se demande quel genre de démocrate est Donald Trump, avec un tel comportement, qui n’est même pas capable de mettre son pays à l’abri d’une crise.

Il est clair qu’avec la gestion de la crise des Gilets jaunes par la France, et les évènements actuels aux États-Unis, ces deux grands donneurs de leçon de démocratie à travers le monde, devraient bien se réserver de porter des jugements hâtifs par rapport aux autres pays dans le monde.

2. Sahel: la "bavure" de Barkhane se concrétise !

Au Mali, la « bavure » de Barkhane et les mensonges des hauts gradés de l’état-major se dévoilent de plus en plus. Dans un article, paru assez discrètement, l'ONG Médecins Sans Frontières annonce qu'elle a pris en charge 8 blessés graves suite à des bombardements sur les villages de Bounti et Kikara ce dimanche.

De plus, ces blessures ne sont pas seulement dues à un bombardement. Car dans un communiqué de MSF, « huit personnes ont été prises en charge au centre de santé de référence de Douentza. Les patients présentaient des blessures par balles et des lésions dues à des explosions. »

L'ONG affirme avoir été avertie « par des habitants de la présence de blessés ayant besoin de soins médicaux urgents », et être venue en appui aux « autorités locales en envoyant deux véhicules pour référer les blessés vers le centre de santé de référence de Douentza ».

Cependant, l'ONG ne précise pas les circonstances exactes dans lesquelles ces personnes ont été blessées, ni si elle a pu confirmer des morts parmi les civils suite aux frappes aériennes de ce week-end.

Ce qui veut dire qu’il n’y a pas seulement eu des frappes aériennes. Le fait qu’il y ait eu des blessés par balle montre qu’il y avait des soldats de Barkhane sur place, et que les frappes aériennes ne venaient qu’appuyer cette opération commando.

L'armée française, qui a des troupes dans la région, a déclaré qu'elle avait mené une frappe contre les terroristes dans le centre du Mali. Au début, les autorités françaises avaient seulement fait part d’une frappe aérienne. Mardi, la France a déclaré qu'une opération militaire - impliquant une frappe aérienne , menée après des recherches approfondies et des jours de traque des individus - avait tué des dizaines de terroristes dans la région.

Un porte-parole de l'armée française, dont le nom n'a pas été révélé, a affirmé à l'AFP que "les rapports relatifs à un mariage ne correspondent pas aux observations qui ont été faites".

Les villageois de Bounti ont déclaré qu'un hélicoptère volant à basse altitude, qui n'a pas été identifié, a effectué l'attaque en plein jour. Ahmadou Ghana a rapporté à l'AFP que deux de ses frères ont été tués.

Les médias s’en donnent à cœur joie en relayant des informations entièrement contradictoires, pour semer le doute et pour faire passer les Maliens pour des menteurs afin de continuer à nier la bavure. Quoi qu’il en soit, ce n’est pas la première. Ici, les Maliens ont pu parler et donc témoigner de cette bavure. Généralement, il ne reste plus personne pour pouvoir émettre le moindre témoignage. Ce qui fait que Barkhane pouvait facilement couvrir ce qu’ils appellent la « bavure ». Les nombreuses tueries qui ont eu lieu auparavant, pourraient très bien être l’œuvre de Barkhane. Le but étant aussi de s’attaquer aux Peuls maliens et surtout à tous résistants ou même les civils qui se trouveraient sur le territoire malien, mais aussi au niveau de territoire que l’Occident veut attribuer aux groupes terroristes, le deuxièmes Idlib de Syrie, à savoir la « zone des trois frontières » ou autrement dit, le projet ACTS financer par la France.

Mais penchons-nous sur le fameux hélicoptère que les Maliens ont évoqué dans leur témoignage. Dans cette affaire, il y a donc des soldats de Barkhane, des avions de chasse français, mais aussi un hélicoptère « non-identifié » selon les dires de l’état-major français. Si les responsables renient l’existence de cet hélicoptère, il se pourrait qu’il y ait quand même certaines pistes. Car ce genre de « bavure » pourrait sans doute être l’œuvre d’Israël ou bien même de son acolyte, les États-Unis. Car outre la France, ces deux régimes se croient aussi au-dessus des lois. Cet hélicoptère aurait très bien pu provenir de l’une des nombreuses bases militaires américaines qui se trouvent au Niger, ou encore, il se pourrait que ce soit l’œuvre d’Israël depuis sa normalisation avec le Maroc.

Quoi qu’il en soit, la France a pris la responsabilité de cette opération militaire qui a encore une fois visé des civils maliens. Aucun officiel français n’a toutefois pris la peine de présenter leurs condoléances par rapport à cet acte ignoble. Et la Communauté internationale n’a pas émis la moindre indignation ou condamnation. Ce qui est assez étonnant. Donc, tout ceci est bien une bavure que Barkhane essaye de couvrir. Malheureusement pour eux, il y avait encore des civils vivants. Ce qui est étonnant, c’est que Barkhane s’attaque à des régions du Mali où se cachent les résistants farouches, et non à la fameuse zone des trois frontières ou se trouve, selon les médias mainstream, l’épicentre du terrorisme. Pour des militaires qui sont supposés s’attaquer au problème du terrorisme, c’est assez étrange comme procédé.

Ce qui laisse beaucoup de doute quant à l’objectif réel de Barkhane et compagnie dans la région du Sahel. D’autant plus que, selon un article du Figaro, la France aurait déployé une base militaire à Labbezanga, se trouvant à 200 km de la base militaire française de Gao. En d’autres termes, cette « forteresse » comme l’appel le média français Figaro, se trouve à peu de chose près en plein centre de cette zone des trois frontières ou projet ACTS. Est-ce réellement Barkhane qui serait dans cette fameuse « forteresse imprenable » ou alors ce sont les groupes terroristes qui s’y sont implantés ?

Un point important dans cette affaire des trois frontières, c’est le Burkina Faso, qui a refusé à Barkhane d’y déployer des bases militaires. Paris aurait certainement déployé une base à Dori, l’un des points frontaliers du projet français ACTS. D’ailleurs, début décembre, des charges explosives très toxiques ont été saisies par la douane de Dori. Ces explosifs, selon les experts, sont souvent utilisés par des personnes malintentionnées. Les douaniers ont saisi ce stock en même temps que des sacs de riz, et les experts ont aussi déclaré que ce sont les mêmes explosifs qui sont utilisés contre les Forces de sécurité burkinabè.

Ce qui laisse à penser que la destination de ce stock était bien la fameuse zone des trois frontières.

Mais la particularité de la ville de Dori, c’est son calme. Selon un article, ce sont les localités avoisinantes qui sont les plus touchées, et dont la population a migré. Un habitant de Dori a déclaré : « Nous sommes sous le choc. Nous avons des ressentiments et il y a la psychose qui est là. Il faut redoubler d’efforts quant à la veille. Il ne faut surtout pas baisser la garde, on ne sait jamais. Il faut être vigilant. »

« Si tout le monde a été touché, on se dit qu’on nous réserve pour la fin. Ça fait vraiment peur là où nous sommes. On se dit que si les terroristes ne sont pas encore rentrés chez nous, c’est qu’ils attendent peut-être une autre occasion sinon ce n’est pas qu’ils ne peuvent pas le faire. Ils attendent juste », a confié Boubacar Cissé est le 2e adjoint au maire de Dori.

Pour l’instant, l’Occident n’a visiblement pas encore donné l’ordre à ses mercenaires terroristes ou même à Barkhane de s’attaquer à ce point stratégique. Le processus est néanmoins en place dans les villes avoisinantes, mais comme le dit le 2e adjoint au maire de Dori, « ils attendent juste ». Les populations savent ce qui se passe, et dans le Sahel, les populations savent pertinemment que la présence des troupes d’occupation occidentales est nuisible pour la sécurité.

C’est pourquoi ces populations ainsi que les militaires combattent cette présence néfaste pour le continent, et ils font tout pour les faire partir de leur pays et aussi de leur continent !

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