Mali bombardé: nouvelles révélations (zoom afrique)

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Il est temps que Barkhane se retire du Mali non pas pour laisser la place aux Américains ou aux Israéliens, mais tout bonnement parce qu’en Afrique de l’Ouest, c’est le vent du patriotisme qui souffle.

L’actualité en Afrique :

-Le chef du Croissant-Rouge iranien visite des centres de santé en Afrique

-Gambie : la NAWEC recherche des consultants pour une meilleure gestion de sa production

-Gabon : la réhabilitation d’installations d’eau prévue pour février 2021 à Libreville

-Kenya : le gouvernement reçoit 14,5 M$ de GRMF pour la géothermie à Baringo-Silali

 

Les analyses de la rédaction :

Mali : Barkhane vers la porte de sortie

C’est culotté de la part d’une Barkhane qui a bombardé il y a une dizaine de jours deux villages maliens à coup de Mirage 2000 et comme le dit de façon de la plus éhontée le quotidien Libération avec trois bombes, de chercher à mettre en cause encore et encore l’armée malienne dans cette affaire du décès de trois « djihadistes ». 

Selon une information du RFI les trois jeunes seraient “décédés suite à leur arrestation”. “De quoi sont morts trois présumés djihadistes arrêtés par l’armée malienne le 13 janvier dernier non loin de la localité malienne de Boulikessi, dans le nord? Plusieurs versions circulent sur le sort de ces hommes interpellés lors d’une opération ‘anti-terroriste’. Face aux inquiétudes soulevées par des habitants de Kobou, localité où les personnes accusées de ‘terrorisme’ ont été arrêtées, une enquête a été ouverte par l’armée pour déterminer les conditions exactes de leurs décès survenus lors de leur transfèrement vers une localité du centre du Mali”.

En rapportant ces décès, RFI cherche évidemment et de façon indirecte à accuser les Maliens d’avoir produit eux-mêmes des “djihadistes” et partant justifier le crime de guerre qu’est le bombardement des civils maliens non loin des frontières avec le Burkina. Une frappe qui rappelons-le n’est pas une première, mais que la France a fait médiatiser ne serait-ce que pour intimider une population malienne qui, en cette année 2021, semble avoir épuisé totalement tous ses moyens pacifiques face à l’occupation et être déterminée à la mettre à la porte manu militari.

Tout le monde sait que le massacre des villageois a été l’écho de la frayeur et de la rage d’une force Barkhane qui en 8 ans d’occupation n’a jamais lésiné sur rien pour faire passer les populations entières du nord au sud au Mali tout comme son armée sous la coupe d’un terrorisme takfiriste parfaitement obscure qu’on sait être le produit des services secrets occidentaux. Cette Barkhane dont la cheffe n’a pas honte d’en défendre les crimes ne cache d’ailleurs pas qu’elle protège Daech au détriment d’Al-Qaïda. Elle n’a pas honte non plus d’agir comme si le Mali n’avait pas d’État ni armée ni gouvernement. Mais c’est que la Force d’occupation est terrorisée face à ce qui est une grande surprise. Ces trois dernières semaines ont été marquées par la mort de 5 soldats français tandis que six autres étaient blessés. Au Mali et au bout de huit ans d’occupation, la Minusca et autres outils de l’Empire n’ont plus le vent en poupe, les Maliens ayant assez de voir le sang africain couler pour les objectifs impérialistes France/US/OTAN. Du coup, Opex360 se ridiculise quand il cherche dans son récent article à justifier l’échec de toute la machine de guerre française en affirmant que les brouilleurs de Barkhane n’arrivent pas à détecter des engins improvisés à presser, mais qu’ils le font quand il s’agit d’engin implanté.

Mais messieurs généraux français, il est temps que vous vous retiriez du Mali non pas pour laisser la place aux Américains ou aux Israéliens, mais tout bonnement parce qu’en Afrique de l’Ouest c’est le vent de patriotisme qui souffle. 

Iran/Ghana : une coopération qui gêne

Ce n’est pas uniquement pour cause d’avoir créé un monopole de cacao que l’Occident en veut au Ghana. En effet, en plus d’avoir créé un front interafricain avec la Côte d’Ivoire contre les puissances occidentales dans le marché du cacao, la volonté du peuple à élire lui-même son président qu’est Nana Akuffo Addo n’a guère plu à l’axe occidental.

Mais une autre source d’inquiétude au Ghana qui fait sortir les forces occidentales de leurs gonds est le fait que ce pays continue à étendre ses relations avec des États souverains et puissants qui tiennent tête aux Occidentaux, des pays comme l’Iran.

Le vice-ministre iranien de l’Agriculture, Shahrokh Shajari, a rencontré cette semaine le responsable du ministère des Affaires étrangères du Ghana, Mohammad Habib Tijani, dans la capitale ghanéenne Accra. L’ambassadeur iranien au Ghana, le Dr Gerami, a également assisté à la réunion.

Au cours de la réunion, les deux parties ont souligné la nécessité de renforcer la coopération mutuelle dans le domaine de l’agriculture, y compris le transfert de connaissances et de technologies vers le pays africain.

Le commerce de l’Iran avec l’Afrique a atteint 960 000 tonnes d’une valeur d’environ 180 millions de dollars au cours des sept premiers mois de 2020 (21 mars 2020-20 octobre 2020).

Le Ghana était la première destination des exportations de l’Iran en Afrique avec environ 196 500 tonnes de marchandises d’une valeur de 52,8 millions de dollars.

Il est aussi important de savoir que le secteur agricole représente 22,4 % du PIB du Ghana, environ 30 % des exportations, et emploie 44,7 % de la population active du pays.

Le développement de l’agriculture est une des priorités du GSGDA (Ghana Shared Growth and Development Agenda), document cadre de la politique de développement du pays de 2010 à 2013, qui mise sur ce secteur pour tirer la croissance et la transformation structurelle de l’économie, ainsi que du Compact 2012-2022 signé en juin 2012 par le gouvernement et 15 bailleurs de fonds, qui définit les priorités de développement et les appuis des bailleurs prévus pour les mettre en œuvre.

Un pays riche en ressources naturelles avec une économie prospère et une politique indépendantiste qui ne cesse de se pencher de plus en plus vers l’axe de l’Est, c’est tout ce que l’axe occidental ne peut pas digérer…, d’où donc toutes sortes de déstabilisations et d’ingérences contre ce pays.

RDC : les plans US mis à l’échec

En RDC, la Cour constitutionnelle se prononce en faveur d’Albert Yuma à la tête du patronat. Albert Yuma, proche de Joseph Kabila et président du conseil d’administration de la Gécamines, dirige depuis 2004 la Fédération des entreprises du Congo (FEC). Il a été réélu fin novembre, mais cette élection avait été contestée devant le Conseil d’État par Dieudonné Kasembo, qui lui a aussi été déclaré nouveau patron des patrons à l’issue d’une deuxième élection tout aussi contestée. Or la Cour constitutionnelle vient de se prononcer en faveur d’Albert Yuma.

Que signifie cette décision ?

Cela signifie que malgré les tentatives occidentales de semer une discorde et une fissure entre les pro-Kabila et ceux de l’actuel président, la RDC a su comment tenir tête et a décidé de laisser à la tête de la FEC, Albert Yuma.

En effet depuis quelques mois les pressions se sont multipliées contre le président congolais Felix Thisekedi le poussant à faire écarter les proches de l’ancien président Joseph Kabila des postes gouvernementaux.

De leur côté, les USA ont notamment accru la pression sur le Président Tshisekedi pour qu’il “nettoie” selon eux le pays de la corruption.

En juin dernier d’ailleurs, on lisait sur les médias mainstream : “les États-Unis réclament aussi la tête d’Albert Yuma, le président de la puissante Gécamines, qui symbolise pour eux la corruption sous l’ancien régime du Président Joseph Kabila. L’objectif est d’écarter Kamerhe du pouvoir pour rassurer Washington. Ensuite, cela pourrait être au tour d’Albert Yuma”.

C’est dire à quel point Albert Yuma en personne, représente un danger pour les intérêts des USA en RDC.

Les USA ont en effet accru leurs pressions sur la RDC notamment depuis qu’ils ont constaté que leurs accords militaires avec Kinshasa n’ont mené à rien et que le président congolais tente tant bien que mal de faire face à leurs ingérences.

Finalement, les pressions exercées sur le gouvernement de Tshisekedi n’ont pas fonctionné et cette décision annoncée sur un ton amer par les médias comme RFI en est la preuve.

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