Nucléaire: un coup de force iranien?

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L'Iran pourrait désactiver les caméras de surveillance de l'AIEA sur ses sites nucléaires si les sanctions US sont maintenues. C'est ce qu'a affirmé le président de la commission parlementaire de la sécurité nationale, Mojtaba Zonour.

Au sommaire :

1- De hautes autorités US blacklistées par l’Iran

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Saïd Khatibzadeh, a annoncé le boycott de hauts responsables du gouvernement américain pour leur rôle et leur implication dans des activités terroristes et anti-droits de l'homme contre la République islamique d'Iran et les citoyens iraniens.

  « Le ministère des Affaires étrangères de la République islamique d'Iran, afin de mettre en œuvre « la loi contre les violations des droits de l'homme et les actes aventureux et terroristes des États-Unis dans la région », approuvée par le Parlement de la RII, a mis sur sa liste de sanctions un certain nombre d'Américains pour avoir commis des crimes terroristes et pour avoir encouragé et soutenu le terrorisme. »

« Ce réseau de responsables a été placé sur la liste des sanctions de la République islamique d’Iran pour violation des règles et des principes fondamentaux du droit international, y compris les droits de l’homme », insiste le diplomate.

Source : IRNA

 

2- L'Iran met en garde l'AIEA

L'Iran pourrait désactiver les caméras de surveillance de l'AIEA sur ses sites nucléaires si les sanctions US sont maintenues. C'est ce qu'a affirmé le président de la commission parlementaire de la sécurité nationale, Mojtaba Zonour.

Il a souligné que le protocole additionnel serait également suspendu le 21 février au cas où les sanctions contre l'Iran ne seraient pas levées.

Par ailleurs, la coopération de Téhéran avec les inspecteurs internationaux sera limitée au TNP, uniquement dans le cas où les sanctions pétrolières ne seraient pas levées et les relations bancaires avec l’Iran ne seraient pas normalisées d’ici le 21 février.

M. Zonour a déclaré que le gouvernement iranien était obligé de mettre en œuvre la loi, et dans le cas où il refuserait de démonter les caméras de surveillance et d'arrêter la mise en œuvre du protocole additionnel, il serait poursuivi conformément à la législation parlementaire.

Enfin, le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré mardi que Téhéran s'était engagé à produire de l'uranium métal pour servir de carburant à un réacteur uniquement à des fins pacifiques. 

Source : Almasdar News

 

3- Frontières françaises, l’impossible souveraineté ?  

Ce lundi 18 novembre, la France a étendu l’interdiction d’entrer sur le territoire à tous les citoyens non européens qui ne présenteraient pas un test PCR négatif de moins de 72 heures. Jusqu’à présent, la mesure concernait uniquement certaines zones rouges et son extension à tous les pays hors UE se fait en amont d’un Conseil européen qui se réunit jeudi en vue d’aboutir à des décisions coordonnées. De la poudre aux yeux, selon Jean Messiha, ancien délégué national du Rassemblement national et président de l’Institut Apollon :

« On raisonne pour l’Europe comme si c’était un pays avec un peuple et des frontières, à mon avis on se fourre le doigt dans l’œil. Les seules qui méritent d’être fermées sont les frontières nationales, car elles seules peuvent être contrôlées.
En termes de crise sanitaire, c’est même non pertinent. Alors effectivement, cela permet aux idéologues du sans-frontiérisme et du libre-échangisme de contenter une grande partie de la population, mais pour neutraliser en réalité la notion de frontière. »

Source : Sputnik 

 

4- États-Unis : la tempête arrive

Des groupes armés issus de la mouvance d’extrême droite Boogaloo Boys qu’on fait passer à tort pour des supporters de Trump et qui affichent des pancartes sur lesquelles est écrit « F.. Biden, F...Trump », ont manifesté devant les Capitoles de plusieurs États américains. À Washington, la capitale, plus de 15 000 soldats sont déployés pour éviter les incidents.

La tempête arrive…

 

5- Les banques, suite et fin ? 

Les résultats annuels des banques américaines sont déjà annoncés. Les performances des structures les plus importantes ne sont cependant pas en droite ligne avec les attentes des investisseurs. Cela se traduit par une baisse de la valeur de leurs actions.

A Wall Street (marché financier de New York), les investisseurs ont continué ce lundi 18 janvier 2021 à bouder les actions des banques cotées, malgré un début de publication des résultats marqué par des bénéfices au-delà des attentes. JP Morgan, Citigroup et Wells Fargo, les plus importantes en termes de valeurs boursières, qui ont publié leurs résultats, le vendredi 15 janvier, sont en baisse ce lundi.

Au terme des 9 premiers mois de 2020, les trois groupes avaient annoncé des provisions pour risques de l’ordre de 31 milliards $. Par la suite, ils ont annoncé des reprises de provisions de 5 milliards $. Cela a donné le sentiment aux investisseurs que les revenus de l’activité bancaire seraient en hausse, de même que les marges. Mais ça n’a pas été le cas.

Chez JP Morgan, la solidité des résultats a été portée par une bonne performance des revenus de banque d’investissement. Citigroup malgré ses efforts a terminé 2020 sur un bénéfice net en baisse de 7%, tandis que le bénéfice de Wells Fargo n’a augmenté que de 4%, surtout grâce à des reprises de provisions.

Les trois banques ont fait état d'une baisse des revenus nets d'intérêts par rapport à l'année précédente. Les faibles taux d'intérêt sur le marché américain de la dette ont réduit l'écart entre la rémunération des banques pour leurs prêts et le coût de leur financement. Citi a également souffert des charges d’intérêts plus importantes que prévu.

Au final, c’est la banque d’investissement en plus des provisions qui a permis de réaliser les marges dans le secteur. En effet, la covid-19 a suscité une forte activité sur le marché de la dette, qui a permis de mobiliser un montant record de 10 200 milliards $ dans le monde, au terme de l'année 2020, selon des données de Refinitiv de Reuters.

Les transactions qui ont permis de mobiliser ces ressources ont constitué des revenus pour les banques. Un volume important de transaction a aussi été observé sur le marché des actions. Le doute des investisseurs vient de ce qu'il n'est pas certain que les grandes banques américaines soient rentables, considérant la stricte intermédiation financière.

Source : agenceecofin

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