Éthiopie : 1er alignement de l’administration Biden avec Israël (Zoom Afrique)

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Le nouveau département d'État américain a fait savoir dans la nuit du 26 au 27 janvier qu'il demandait l'évacuation « immédiate » de tous les soldats érythréens présents sur le territoire éthiopien.

▶ Analyses de la rédaction :

◾ Premier alignement des USA avec Israël dans le cadre d’une régionalisation du conflit éthiopien avec toute la Corne de l’Afrique ?

◾ Grande victoire de l’armée centrafricaine contre l’occupation française

◾ RDC : coup anti-Kabila ?

 

▶ Actualité en Afrique :

◾ Corridor Yaoundé-Brazzaville : le Cameroun réceptionne provisoirement 150 km de tronçon routier

◾ Le Gabon bénéficie de l’expertise marocaine dans la formation professionnelle

◾ Le Cameroun élargie le spectre des marchés pouvant faire l’objet de passation électronique

◾ L'Iran prêt à partager avec le Kenya les expériences de ses entreprises basées sur le savoir

 

Source : Press TV Français

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Premier alignement des USA avec Israël dans le cadre d’une régionalisation du conflit éthiopien avec toute la Corne de l’Afrique ?

Le nouveau département d'État américain a fait savoir dans la nuit du 26 au 27 janvier qu'il demandait l'évacuation « immédiate » de tous les soldats érythréens présents sur le territoire éthiopien.

De son côté, le gouvernement éthiopien a réfuté la présence de troupes de l’Érythrée voisine à ses côtés dans le conflit, malgré les soupçons de la communauté internationale et d'organisations humanitaires.

« L'Ethiopie n'a jamais invité les pays voisins, ni aucun autre, à prendre part à ce conflit », selon le porte-parole du ministère éthiopien des Affaires étrangères, Dina Mufti.

Joe Biden prend donc clairement position dans ce conflit et s’aligne avec Israël dans la région du Tigré contre l’état éthiopien, et ce, dans le cadre de la régionalisation de ce conflit.

De leur côté, l'Union européenne entend elle aussi hausser le ton. Le chef de la diplomatie européenne, accompagné du ministre finlandais des Affaires étrangères, sont annoncés à Addis-Abeba le 6 février, en même temps que le sommet de l'Union africaine.

Le fait qu’Abiy Ahmed refuse de marcher sur les pas des Occidentaux dérange, et cela se fait de plus en plus sentir.

Le Tigré, cette région importante pour Israël, a toujours servi à Tel-Aviv d’un foyer qui lui sert à utiliser les séparatistes du Tigré en les armant et les finançant, pour provoquer une déstabilisation complète de la région.

Il faut savoir que l’Éthiopie dispose de l’une des armées les plus puissantes de l’Afrique. Après être élu, Abiy Ahmed a également procédé à un renouvellement profond des élites politiques et militaires, ce qui n’a pas plu bien sûr aux forces occidentales.

Cette puissance indéniable  a même été rapporté dans plusieurs articles publiés par ces même médias mainstream :

« La défense aérienne occupe une place importante avec les Su 27. L’artillerie est puissante avec quelques automoteurs et surtout de très nombreuses pièces tractées, représentatives du rôle de l’arme dans la doctrine éthiopienne. Les forces armées éthiopiennes sont opérationnelles en ce qui concerne les meilleures unités : la division commando Agazi, le noyau interarmes des divisions d’infanterie mécanisées. Les divisions d’infanterie mécanisées semblent être en réalité de la taille de grosses brigades à dominante « chars ». Quant aux divisions d’infanterie, il s’agit d’unités cadres à effectifs réduits. Commandées par des colonels, toutes disposent d’éléments d’appui et de soutien. En cela, l’armée éthiopienne se singularise en Afrique, peu d’autres pays du continent ayant cette caractéristique ».

Selon les experts économiques, l'Éthiopie est également l'économie à la croissance la plus rapide au monde.

« L'Éthiopie est l'économie à la croissance la plus rapide au monde », a récemment déclaré le Dr Peter Kagwanja, président de l'Africa Policy Institute, un think-tank géopolitique basé à Nairobi au Kenya.

Décrivant la croissance comme « astronomique », il a prédit que l'Éthiopie deviendrait une « puissance majeure » en Afrique de l'Est. Mais il a averti que si le pays « explosait », cela emporterait toute la région.

Tout ceci suffirait pour que la force d’occupation ne tolère pas le progrès d’un pays africain et se mette à le manipuler de part et d’autre.

Le chaos en Éthiopie serait donc dans l’intérêt de l’axe US-Israël.

Le respect de la souveraineté de beaucoup de pays d’Afrique et du monde est bafoué, et l’Éthiopie en est un exemple parmi tant d’autres.

 

Grande victoire de l’armée centrafricaine contre l’occupation française

Les forces armées centrafricaines ont entamé ces derniers jours une contre-offensive pour repousser la pression des forces rebelles autour de Bangui.

Bien que les médias mainstream dont RFI tente de mettre le nom des forces de la Minusca au côté des FACA dans cette contre-offensive qui vise à neutraliser touts complots venant des forces étrangères et non pas « du Cameroun », comme le précise RFI, et visant à déstabiliser le pays notamment après la réélection de Touadéra, ce sont bien sûr les forces nationales centrafricaines appuyée par leur allié russe qui ont repoussé les agents payés par les forces occidentales.

C’est une défaite amère pour une force d’occupation  qui tente depuis des mois, via l’invasion de ses Mirage 2000 dans le ciel centrafricain ainsi que via ses coups de pressions contre le président Touadéra de mettre à bout un pays souverain et sert d’exemple non seulement en Afrique centrale mais aussi en Afrique de l’Ouest et l’Est.

 L’état centrafricain a dit et redit à des centaines de reprises n’avoir besoin ni de la Minusca, ni de la France ou autre puissance néo-colonialiste pour l’acquitter de ses fonctions.

4 ans de tentatives de déstabilisations via un embargo sur les armes, les accusations contre la Russie, l’allié que l’état centrafricain a choisi en toute indépendance comme partenaire fiable et de supposition de fraude dans les élections ont donc échoué et la force occupante n’a pas d’autre choix que d’avouer à la puissance des FACA.

Déjà il y a quelque jours le Conseil de sécurité de l’ONU avait annoncé qu’il était prêt à revoir l’embargo sur les armes imposé à la République centrafricaine (RCA) depuis 2013.

Les coups durs pour la puissance d’occupation se poursuivent donc et ce n’est que le début de la fin de la néo-colonisation non seulement en RCA mais dans tout le continent africain.

L’épisode d’une ONU dont les forces agissent à travers toute l’Afrique comme cheval de Troie des puissances occidentales avec en toile de fond des ingérences flagrantes dans les prérogatives des états africains en place, est arrivé à sa fin.

L’intelligence du président Touadéra et l’esprit indépendantiste du peuple  centrafricain ont payé et c’est le moins qu’on puisse dire !

 

RDC : coup anti-Kabila ?

En RDC, l’Assemblée nationale a voté, ce mercredi 27 janvier, à une écrasante majorité une motion de censure contre le Premier ministre proche de l'ex-président Joseph Kabila, consacrant une victoire politique de l'actuel chef de l'État, Félix Tshisekedi. Mais que s’est-il passé à l’Assemblée congolaise ?

Luc Michel, géopoliticien, nous en dit plus.

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