US army/Barkhane s'embourbent !

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L’Afrique devient chaque jour un terrain d’expression militaire pour les grandes puissances. Les Américains prétendent être une meilleure offre, mais la concurrence russe et chinoise ne manque pas de dynamisme et de visibilité. Surtout, que le choix des alliés se fait de manière indépendante.

L’actualité en Afrique :

Mali : inauguration du deuxième pont de la ville de Kayes

Bien qu’en baisse, les financements chinois en Afrique inquiètent encore les Américains

Gabon-Burkina Faso : Roch Marc Christian Kaboré et Ali Bongo pour un renforcement de la coopération

Cameroun-Tchad : le rachat des actions de la SHT par la SNH

 

 

Les analyses de la rédaction :

1. L'Afrique du Sud coupe les ponts de l'époque coloniale ! 

Le continent africain continue son processus de détachement du colonialisme et du néo-colonialisme !

Les pays d’Afrique vont jusqu’à présent au point de changer le nom des villes qui ont encore des liens avec l’époque coloniale.

L’Afrique du Sud est un exemple en remplaçant le nom de la ville de Port Elizabeth, qui portait en effet le nom de l'épouse du gouverneur du Cap, Sir Rufane Donkin.

Les initiateurs de ce changement de toponymie le revendiquent. Rebaptiser la ville est une manière d'inscrire le peuple noir dans l'histoire du pays et de rendre leur dignité aux communautés noires. Port Elizabeth s'appelle désormais Gqeberha qui est le nom, en langue Xhosa, de la rivière qui traverse la ville, la Baakens River.

La ville voisine d'Uitenhage est elle aussi rebaptisée Kariega. Les tenants de ce changement ne voulaient plus de référence à Jacob Glen Cuyler. "Nous ne pouvons pas honorer cet homme qui a soumis notre peuple aux violations des droits de la personne les plus atroces", explique Christian Martin, l'un des porteurs du projet.

Jusqu'à présent, rebaptiser les villes en Afrique du Sud s'était fait de façon indirecte, notamment en donnant un nom à des métropoles urbaines qui en étaient jusqu'ici dépourvues. Ainsi, Port Elizabeth est-elle la ville centre de la Métropole de Nelson Mandela Bay, qui rassemble plus d'un million d'habitants.

Si Pretoria, la capitale de l'Afrique du Sud, a conservé son nom, la conurbation de près de trois millions d'habitants et treize municipalités créée en 2000 s'appelle Tshwane. Quant à Durban, elle appartient à la métropole d'eThekwini.

Ces changements de nom se font tardivement en Afrique du Sud, contrairement au reste du continent, parce que quoiqu'indépendante depuis 1910, elle est restée contrôlée par les Blancs descendants des colonisateurs. Il faudra attendre la fin de l'apartheid en 1991 et l'élection de Nelson Mandela à la tête du pays en 1994 pour que la population indigène se réapproprie son territoire. Et encore, cela ne s’était pas fait totalement. Il y a eu de longues démarches, notamment, la récupération des terres agricoles qui appartenaient encore aux descendants des colons. Ce n’est que récemment que les initiatives de récupérer les terres pour les redistribuer aux locaux, ont été lancées.

D’ailleurs, l’Afrique du Sud continue de contourner les diktats occidentaux qui sont continuellement imposés au continent d’Afrique.

Suite aux nombreuses sanctions qui sont imposées aux pays qui ne suivent pas les diktats américains, l’Afrique du Sud a récemment rejoint le corridor anti-sanction déjà mis en place par plusieurs pays avec notamment le Sénégal et le Gabon. "Une ligne directe du transport maritime entre l'Iran et l'Afrique sera bientôt établie en vue de renforcer le commerce irano-africain", a annoncé le chef de la Commission pour le développement du commerce et les exportations non pétrolières.

Au lieu de suivre les diktats, les pays africains imposent au monde un point des plus légitimes, à savoir son indépendance et sa souveraineté.

À tout point de vue, l’Afrique veut récupérer son histoire qui lui a été volée durant des siècles. En changeant les noms, en récupérant ses patrimoines culturels et historiques encore détenus dans les musées occidentaux. Actuellement, le détachement avec l’Occident et le lancement des alliances intra-africains se font voir aux quatre coins du continent. L’Afrique ne laisse plus l’Occident le contrôler et les populations continuent de les pousser hors du continent.

 

2. US army dans le même bourbier que Barkhane !

L’Afrique devient chaque jour un terrain d’expression militaire pour les grandes puissances. Les Américains prétendent être une meilleure offre, mais la concurrence russe et chinoise ne manque pas de dynamisme et de visibilité. Surtout, que le choix des alliés se fait de manière indépendante.

À l’occasion d'une conférence de presse en ligne organisée le 23 février 2021, le général Chistopher G. Cavoli, commandant en chef de la division Europe et Afrique de l'armée américaine, si l'influence grandissante de la Russie sur le terrain des opérations militaires africaines allait influencer la manière dont les États-Unis planifient leurs activités. Selon le haut responsable, les Etats-Unis offrent, en Afrique, une meilleure coopération militaire que celle qui est proposée par les Chinois ou les Russes.

« Nous proposons un modèle différent. Nous offrons la stabilité, des actions de lutte contre des organisations extrémistes violentes, et la promesse de la démocratie, des droits de l’Homme et de l’Etat de droit, toutes choses que les Etats-Unis ont toujours défendues » a-t-il répondu, précisant que les actions, les opérations, les activités et les investissements de l’armée américaine en Afrique concernent les intérêts des États-Unis et ceux de leurs partenaires africains dans le domaine de la sécurité. « Donc il s’agit de nous et de l’Afrique, et de personne d’autre ».

Pour qu’un général en arrive à ce point, c’est que la situation est très catastrophique pour Washington sur le continent africain.

Les États-Unis, tout comme la France ou encore l’Allemagne et bien d'autres perdent pied en Afrique face à la population et l’émergence de la Résistance contre le néo-colonialisme.

Ce qui provoque cette émergence, outre la réputation coloniale de l’Occident, c’est que les sournoiseries à l’occidentale sont maintenant mises au grand jour. La population africaine est arrivée au point que la moindre action, la moindre parole venant de l’Occident à destination de l’Afrique cache non seulement beaucoup de planification anti-Afrique mais reflètent également un néo-néocolonialisme pur et dur pour s’accaparer du continent africain dans son entièreté.

Les pays d’Afrique renforcent leurs liens entre eux pour briser la politique de division mis en place par l’Occident, mais ils choisissent également des partenaires avec qui ils peuvent développer des relations bilatérales gagnant-gagnant.

Les partenariats se tournent donc vers d’autres puissances dans le bloc de l’Est tout comme l’Iran, la Russie ou encore la Chine.

Les dénigrements du continent africain de la part des chefs d’État occidentaux sont arrivés à un point où ils reflètent parfaitement la pensée envers le continent africain. Par exemple, lorsqu’en 2017 le président français Emmanuel Macron reçoit le président nigérien et tchadien avec un chien qui plus est se trouve être de couleur noire, le message est on ne peut plus clair. Ou lorsque l’ex-président américain traite les pays d’Afrique de « pays de merde », le courant de pensée suit également ces actes. Ce qui fait que les discours et même les actes n’ont plus d’impact sur la population africaine. Le seul mot d’ordre est que les discours comme celui du général Cavoli ou encore beaucoup d’autres dirigeants occidentaux ne tiennent plus. L’Afrique se détache et se tourne vers des partenariats de son propre choix, et il serait grand temps que l’Occident se rende compte que l’époque coloniale est terminée.

 

3. Éthiopie/USA: une guerre directe ?

L’émissaire américain, désigné pour couvrir entièrement l’Afrique de l’Est, entre en conflit contre le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed.

Pourrait-on dire, qu’après les nombreux échecs que l’axe USA-Israël a subis ces derniers mois pour déstabiliser l’Éthiopie et lancer une guerre intra-africaine dans la Corne, les États-Unis compteraient-elles entrer en conflit direct avec Addis Abeba ?

Avec la demande du Rwanda, Washington demande maintenant de pouvoir s’ingérer ouvertement dans les affaires internes de l'Éthiopie.

Les États-Unis, par la voix du secrétaire d’État Anthony Blinken, ont appelé samedi l'Union africaine et d'autres partenaires internationaux à aider à résoudre la crise qui s'aggrave dans la région du nord du Tigré, en Éthiopie.

“Les États-Unis sont gravement préoccupés par les atrocités signalées et la détérioration générale de la situation dans la région du Tigré en Éthiopie. Nous condamnons fermement les meurtres, les expulsions et déplacements forcés, les agressions sexuelles et autres violations et abus extrêmement graves des droits de l'homme par plusieurs parties, et nous sommes également profondément préoccupés par l'aggravation de la crise humanitaire”, prétend le communiqué. Mais qui est réellement la cible de Washington l’Éthiopie et l'Érythrée ?

La déclaration intervient surtout, au lendemain de la publication par Amnesty d’un rapport accusant les forces érythréennes d'avoir tué des centaines de civils au Tigré en 24h, l'an dernier, un incident qualifié de potentiel crime contre l'humanité. Alors qu’Addis Abeba et Asmara ont, et à plusieurs reprises, indiqué que les forces érythréennes ne s’étaient pas mêlées au conflit.

De plus, les rapports sont faussés car ils accusent ouvertement des militaires érythréens d’avoir commis ces crimes, alors que justement, le but des séparatistes est non seulement de déstabiliser l’Éthiopie, mais également de faire impliquer Asmara dans ce conflit, et de lancer une guerre intra-africaine en montant le Soudan, l’Égypte contre l’Éthiopie et l’Érythrée.

Ces rapports faussés permettent seulement de passer le relais d’une puissance occidentale à une autre afin de voir qui arrivera à s’ingérer le plus dans le pays et à déstabiliser d’une manière ou d’une autre l’Éthiopie.

À l’occasion d'une conférence de presse en ligne organisée le 23 février 2021, général Chistopher G. Cavoli, commandant en chef de la division Europe et Afrique de l'armée américaine, avait parlé de l'influence grandissante d'autres puissances du bloc de l’Est sur le terrain des opérations américaines et qui font donc réviser entièrement la stratégie américaine. Le général avait également essayé de défendre la présence américaine sur le continent américain au même titre que la France prétend au monde que sa présence au Sahel est primordial. Les pays d’Afrique ont constaté, un par un, que la présence militaire américaine ou européenne sur le continent est réellement néfaste et ne fait qu’amplifier l’insécurité et le terrorisme.

Le conflit tigréen a éclaté parce que des puissances occidentales ont armé et renforcé ces séparatistes afin de renverser le gouvernement d’Addis Abeba. Le crime, de ces pays de la Corne, est qu’ils ont l’ambition de devenir des plaques tournantes économiques mondiales. Ce qui les développerait considérablement et leur permettrait également de nouer des relations à caractère gagnant-gagnant avec d’autres puissances de l’Est comme l’Iran, la Russie, la Chine. L’exemple de la Syrie et de l’Irak a fait le tour du monde, lorsque les pays empêchent l’Occident de s’ingérer dans leurs affaires internes et régionales et qu’ils prônent par-dessus tous les alliances intra-régionales, les problèmes fondamentaux comme le terrorisme se résolvent et les pays retrouvent un pays tout en préservant leur intégrité et leur souveraineté.

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