Guerre: le Sénégal se réarme...(Zoom Afrique du 7 mars 2021)

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La géniale idée burkinabée fait des émules. Macky Sall crée des forces "populaires de défense" en prévision de tout agissement occidental...

 

L’actualité en Afrique :

Kenya : un voilier en plastique recyclé dans les eaux du lac Victoria ;

Zimbabwe : Afreximbank valide un financement de 70 millions $ pour moderniser le poste-frontière de Beitbridge ;

Le Bénin démarre les travaux de la phase 2 de la Route des pêches ;

Le Nigeria se donne 2 ans pour reconstruire l’autoroute Abuja – Kaduna – Zaria – Kano, section de la transsaharienne

Les analyses de la rédaction :

Sénégal : les forces de défense dans le collimateur occidental ?

Décidément, le fait que le Sénégal poursuit son approche souverainiste, qu’il se rapproche davantage de l’axe de l’Est et notamment de l’Iran et qu’il devienne un État prospère aux actions politiques particulièrement subtiles sous la direction de Macky Sall, tout ceci est une pilule très difficile à avaler pour les forces occidentales.

D’où les informations qui font le tour des médias mainstream concernant les instabilités dans ce pays. Des instabilités qui ont éclaté depuis la région de Casamance, cette région sur laquelle, la force d’occupation souhaitait tant pour en faire une source de déstabilisation afin de parvenir au démembrement du Sénégal.

Depuis plusieurs jours, on tente de donner une image instable, insécurisée et émaillée de violence au Sénégal. Mais le dernier article de RFI va plus loin et accuse les forces de défense et de sécurité sénégalaises d’avoir des « nervis » parmi elles.

« Le Sénégal est secoué par des manifestations et des violences liées à l’affaire impliquant Ousmane Sonko. L’opposant accusé de viol est actuellement en garde à vue pour “troubles à l’ordre public”. Des responsables de la majorité appellent à laisser la justice faire son travail. Dans ce contexte très tendu, des questions se posent sur la présence de “nervis” dans les manifestations de ces derniers jours, des “hommes de main” visibles aux côtés des forces de défense et de sécurité », lit-on sur RFI.

« Ce sont des personnes qui ne sont pas en tenue, des gros bras armés de gourdins, et d’une arme qui n’est pas conventionnelle en tout cas en termes de maintien de l’ordre dans notre pays, explique Sadikh Niass, secrétaire général de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Radhho). Ce n’est pas nouveau. Il nous faut encore mener des enquêtes pour savoir si ce sont des renforts recrutés par les forces de sécurité ou bien ce sont les partis politiques, voire le parti au pouvoir qui les a recrutés. »

On laisse sous-entendre que soit ce sont les forces de défenses sénégalaises qui tuent les manifestants soit les forces liées directement au gouvernement de Macky Sall. Cette force d’occupation a du oublier son dernier massacre des villageois de Bounti au Mali ou encore les civils qu’elle a bombardé à coup de Mirage 2000 au Niger ou encore la crise anglophone qu’elle nourrit au Cameroun. Elle a quand même le culot d’accuser les forces de défense d’un pays souverain de tuer ses civils.

Mais ce scénario est du vu et du déjà vu. Depuis quelque temps, l’ébauche d’une défense ouest-africaine indépendante de la force Barkhane se fait jour, en panique, la force d’occupation ne cesse d’accuser les armées ouest-africaines comme elle peut.

En effet, les exactions occidentales de ces dernières années ont poussé les pays africains à trouver le moyen de se détacher et de briser la dépendance envers l’Occident. Et ils sont en voie de réussir. Les aveux d’échec occidentaux se multiplient et les bavures sont de plus en plus mises en avant sur la toile. Les visages du néo-colon sont maintenant affichés au grand jour, et c’est ce qui pousse les États africains à se souder contre l’Occident.

RCA : Touadéra remet l’Occident à sa place 

Faustin-Archange Touadéra, le président de la RCA, est décidément l’un des premiers chefs d’État africains qui a réussi à faire comprendre aux occidentaux, que c’est lui, son peuple et son armée qui décideront du sort du pays et non une tierce partie.  

Après avoir renforcé ses liens avec la Russie, puis avoir remporté les élections malgré les campagnes d’intoxication menée par la force néo-colonialiste, Touadéra a montré qu’il a plus d’un tour dans son sac.

En effet, alors que les opérations de reconquête du territoire par l’armée et les alliés bilatéraux se poursuivent, un sommet sous l’égide de la CIRGL qui devait s’ouvrir à Luanda, a été pour la seconde fois repoussée sine die par le président Touadéra.

Et sur le sujet, la présidence était claire. Si Faustin Archange Touadéra se déplaçait à Luanda ce ne serait que pour affirmer sa position : il n’y aura pas de discussions avec ceux qui ne respectent pas les termes de l’accord de paix. Ceux-là « doivent être arrêtés et traduits en justice », avait alors martelé le porte-parole de la présidence. 

Façon de faire comprendre à la partie occidentale que c’est le président Touadré maîtrise le terrain et non pas cette force d’occupation.

De leur côté, désemparés, les responsables de l’UA, de la CEEAC, de l’ONU et de l’UE se sont entretenus avec le président Touadéra par visioconférence. 

« Les échanges ont essentiellement porté sur la situation politique et le processus de paix. Ces différentes instances poursuivent leur appel au dialogue », lit-on sur RFI.

« Ces institutions soulignent aussi « l’urgente nécessité de relancer le processus de paix et de réconciliation” notamment à travers l’accord de paix du 6 février 2019 entre les autorités, les groupes armés, les forces vives les femmes et les jeunes. L’objectif : « trouver un consensus afin de trouver des solutions politiques durables à la crise”, indiquent les hauts responsables dans leur communiqué commun.

Le porte-parole de la présidence de son côté assure que la position reste inchangée. Le président envisagera l’ouverture d’un dialogue avec l’opposition démocratique lorsque le processus électoral terminé. En ce qui concerne les groupes armés, il n’est pas question de dialoguer avec ceux qui ne respectent pas les termes de l’accord », poursuit RFI.

Le ton est lancé : pas question de forcer ou de décider à la place du président centrafricain.

Ce détachement par la Centrafrique, de la France et de l’ONU, et aussi le rapprochement avec la Russie reste une pilule difficile à avaler pour ces Occidentaux qui veulent seulement garder le pays dans un chaos afin d’y organiser leur pillage continu des ressources naturelles. La population centrafricaine n’est absolument pas prête à revoir débarquer les nombreux contingents qui prétendent vouloir assurer la sécurité du pays.

Et la force d’occupation est loin de son objectif qui est le renversement du président centrafricain. Doté d’intelligence et en mathématicien habile qu’il est, il a très bien su défausser jusqu’ici tous les calculs de la force d’occupation.

Côte d’Ivoire : nouveau coup d’État en cours ?

Au dernier jour de la campagne pour les élections législatives ivoiriennes, les partisans de l’ex-président Laurent Gbagbo s’imposent comme des acteurs clés du scrutin. Pour la première fois depuis son jugement par la justice internationale l’ancien président, qui vit à l’étranger, a décidé de revenir dans le jeu démocratique en faisant alliance avec le parti d’Henri Konan Bédié pour contrer le parti de l’actuel président Alassane Ouattara.

Mais quels objectifs se cachent-ils derrière cette alliance

Plus d’explications avec Luc Michel, géopoliticien.

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