Quel avenir pour la stratégie américaine en Irak ? (Débat)

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Depuis plusieurs semaines, des convois logistiques militaires américains sont visés en Irak.

Des sources bien informées soulignent que les États-Unis prévoient de causer de l'insécurité en Irak et d'utiliser des forces spéciales et des mesures de sécurité pour cibler les partisans de l’axe de la Résistance. Par de telles mesures, les États-Unis espèrent équilibrer la situation en Irak à leur profit. Le passage de l'Irak de la situation actuelle à la situation plus proche de la politique américaine resserrera le blocus économique sur la Syrie et conduira à l'échec du lien entre l'axe de la Résistance.
De nombreux groupes irakiens considèrent les forces américaines présentes dans le pays comme des occupants et insistent sur leur retrait immédiat de l'Irak. Ils ont appelé à plusieurs reprises le gouvernement à mettre en œuvre la décision du Parlement.
Selon une loi adoptée par le Parlement irakien en janvier 2020, deux jours après l’assassinat du général Soleimani, commandant en chef de la Force Qods du Corps des gardiens de la Révolution islamique, et d’Abu Mahdi al-Mohandes, chef adjoint des Hachd al-Chaabi, la présence des troupes américaines et non américaines est illégale en Irak et ces dernières doivent quitter le pays, le plus tôt possible.
Mohammad Karim, membre de la faction Sadeghoun au Parlement irakien, a déclaré à al-Maalomah : « les forces américaines soutiennent le terrorisme et accueillent les groupes terroristes et criminels sur leurs bases à l'étranger. Elles se servent de ces personnes pour créer l'instabilité et l'insécurité en Irak ou dans tout pays que les États-Unis ont l'intention de détruire.
Par ailleurs, un député de l’alliance al-Fatah du Parlement irakien a déclaré à ce sujet : « Les États-Unis poursuivent leurs conspirations contre l'Irak en soutenant les groupes terroristes afin de maintenir la présence de leurs forces en Irak et déstabiliser le pays. »
D'un autre côté, Abbas Shoail, le député de la faction parlementaire Badr, a déclaré que le silence du gouvernement face à la conspiration américaine contre les unités de la Mobilisation populaire permettait à Washington de commettre plus de crimes contre l'Irak et ses forces de sécurité.

Ayssar Midani, analyste franco-syrienne des questions internationales et Arnaud Develay, juriste international s'expriment sur le sujet.

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