Éthiopie: les USA tentent de garder la face ?

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Le président américain Joe Biden a envoyé un émissaire en Éthiopie pour rencontrer le Premier ministre Abiy Ahmed...

Le président américain Joe Biden a envoyé un émissaire en Éthiopie pour rencontrer le Premier ministre Abiy Ahmed...

Actualité en Afrique :

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Burkina Faso: procès sur l'assassinat de Thomas Sankara ; une date tant attendue

Niger: la ville de Niamey renforce son système d’alimentation en eau potable

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Analyses de la rédaction :

1. Éthiopie: les USA tentent de garder la face

Le président américain Joe Biden a envoyé un émissaire en Éthiopie pour rencontrer le Premier ministre Abiy Ahmed. Malgré les dénégations éthiopiennes, les États-Unis ne relâchent pas la pression et se montrent très offensifs envers Addis-Abeba par rapport à l’échec de leur tentative de déstabiliser l’Éthiopie et de provoquer une guerre intra-africaine dans la Corne de l’Afrique.

Depuis un certain temps, Washington continue de montrer que la pilule est très mal passée concernant les tentatives de l’axe américain et alliés de déstabiliser le pays. Washington multiplie les offensives dans le but de faire fléchir l'Éthiopie. Et cette fois, c'est le sénateur démocrate Chris Coons, un très proche du nouveau président américain Joe Biden, qui s'est envolé jeudi pour Addis-Abeba.

La Maison blanche continue de se servir du prétexte des droits de l’homme ou de la catastrophe humanitaire pour s’ingérer brutalement dans un pays cible. Il faut savoir que si cette politique était réelle, le cas du Yémen et de l’offensive saoudienne contre la population aurait dû faire réagir la Communauté internationale, mais il n’en est rien !

Washington cherche visiblement à menacer directement Addis Abeba lors de cette visite. Il a fait savoir qu'il y exprimerait « ses graves préoccupations concernant la crise humanitaire et les violations des droits de l’homme dans la région du Tigré et le risque d’une plus grande instabilité dans la Corne de l’Afrique ». Chris Coons doit également « consulter » l'Union africaine, dit encore Washington, pour « promouvoir les intérêts communs de la région pour la paix et la prospérité ». Cette tentative constitue précisément un moyen de saper les alliances intra-africaines qui se forment de plus en plus sur le continent afin de faire rempart aux politiques et surtout aux sournoiseries de l’axe néocolonialist.

L'Éthiopie, qui a jusque-là refusé toute médiation et condamne les « ingérences » étrangères, n'a encore fait aucun commentaire. Une seule concession a été faite à la pression diplomatique : mercredi, le Haut-Commissariat des droits de l'homme de l'ONU a accepté la proposition de la Commission nationale des droits de l'homme éthiopienne de mettre au point un mécanisme d'enquête conjoint sur les crimes commis depuis le déclenchement de la guerre dans le Tigré, en novembre. Car Addis Abeba sait pertinemment qu’il n’a rien à cacher. Car il ne faut pas oublier que l'Éthiopie a longuement fait sa part, en proposant à de nombreuses reprises des solutions diplomatiques. Ce que les séparatistes tigréens ont refusé et ils ont également rajouté une couche ! Avant l'offensive, les habitants du Tigré étaient parfaitement au courant des intentions d'Addis Abeba, et le gouvernement les a sommés de rapidement quitter les lieux afin d'éviter les victimes civiles et les exactions des instances occidentales, qui manœuvrent toujours de la même manière en prétextant des crimes de guerre ou des crimes contre l'humanité.

Toutefois, ce genre d’instance a vite fait de constituer un dossier à l’encontre d’un gouvernement cible. Mais visiblement, l’Éthiopie connait parfaitement les rouages de ce système néocolonial, et jusqu’à présent, il y a fait face avec brio, et compte bien continuer sur sa lancée !

 

2. Au Mali, Barkhane est en très mauvaise posture !

La fameuse zone des trois frontières est devenue une véritable base arrière pour les terroristes et leur allié Barkhane. Une zone où les habitants et les militaires nationaux n’y ont visiblement pas leur place !
Depuis le massacre des 33 soldats maliens dans cette zone et également le massacre des 58 villageois à Tillabéry au Niger, l’armée française s’est emparé de l’événement pour ainsi effectuer des frappes dans la zone.
Lundi, au Mali, une force de réaction rapide de l’opération française Barkhane est intervenue sur le site de la sanglante embuscade qui a fait 33 morts dans les rangs des forces armées maliennes. Mais les hélicoptères français n’ont alors engagé aucune cible ennemie. Un survol de la zone qui sert à montrer à la Communauté internationale que la présence de Barkhane sert réellement à quelque chose.
En revanche, mardi, deux frappes aériennes françaises ont eu lieu dans ce même secteur, à une vingtaine de kilomètres de Tessit où a eu lieu l’embuscade contre le convoi malien, dans l’est du pays. La première frappe aérienne a été suivie, trois heures plus tard, d’une seconde frappe puis d’un raid lancé par deux hélicoptères Tigre. Le bilan communiqué par l’EMA français ferait état d’un groupe armé terroriste détruit.
Est-ce réellement des terroristes qui ont été touchés ? La question se doit d’être posée.
Dernièrement, de nombreux rapports accusent Barkhane de crime de guerre dans le Sahel, rapport qui remonte très lentement à la surface.
Après la énième bavure de Barkhane, notamment celle qui est ressortie en janvier avec l’attaque de Bounti, ou Barkhane a tué des civils. Ici, il y avait encore des gens qui pouvaient témoigner des exactions de l’armée d’occupation française au Mali.
Mais lorsque Barkhane rase des villages entiers, et fusille tous ces habitants en faisant croire que c’était des terroristes, comment savoir alors ce que fait Barkhane exactement au Mali, et surtout dans la zone des trois frontières. Les militaires qui s'aventurent soit au Nord du Mali soit dans la zone des trois frontières meurent pratiquement systématiquement. Et les habitants sont également victimes de nombreuses attaques de la part de groupes armés toujours non identifiés.
Alors qu’il y a tout de même, plus de 5.000 hommes simplement côté français dans la zone.
Mais un autre point important, c’est qu’on peut toujours attendre les messages de condoléances des officiels de l’Élysée. Ce qui en dit déjà assez long sur le fait que cela arrange bien Barkhane que les militaires maliens ou même sahéliens soient envoyés à la boucherie, sans que les militaires français ne lèvent le petit doigt pour les aider. Ici, Barkhane aurait effectué des frappes, mais aucune information précise n’est fournie quant à la nature de ces frappes et surtout les cibles qui ont été visées.
Car il est facile maintenant pour l’aviation de Barkhane de bombarder sans aucune vergogne les maliens et d’y mettre l’étiquette de terroriste pour rapidement étouffer l’affaire. Et personne ne suit de près les exactions commises par la France et ses alliés occidentaux en Afrique, car l’instance qui doit s’occuper de cela fait partie de cet axe occidental.
En bref, les frappes françaises continuent contre les maliens et même les populations sahéliennes et c’est pourquoi ce sont ces mêmes populations qui se soulèvent contre cette présence d’occupation occidentale.

 

3. RCA: l'ambassadeur russe remet les médias mainstream en place !

En Centrafrique, la Russie continue d’épauler les FACA afin de préserver la sécurité du pays.

Le journal mainstream RFI a interviewé l’ambassadeur russe en Centrafrique. Vladimir Titorenko, qui a apporté un éclairage quant à la situation en Centrafrique, ce qui met à mal les versions des médias occidentaux.

Le média commence de la sorte : « En Centrafrique, un acteur international très actif dans ce pays depuis 2018 cristallise de nombreuses interrogations : la Russie. Des questions qui se sont multipliées avec l’envoi d’« instructeurs », la livraison d’armes et récemment, l’offensive armée sur le terrain aux côtés des Forces armées centrafricaines, contre la coalition armée CPC.

L’ambassadeur de Russie en RCA, Vladimir Titorenko, a donné une autre vision que celle constamment imposer par les médias mainstream. Écoutons le.

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