Le triple coup nucléaire russe ! (e-Press)

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◾ Trois sous-marins lance-missiles à propulsion nucléaire ont brisé une glace épaisse et ont fait surface simultanément dans l'océan Arctique pour la première fois de l'histoire de la marine russe.

E-Press du 28 mars 2021

▶ Au sommaire :

1- Accord Chine-Iran signé aujourd'hui et après ?
2- Canal de Suez paralysé : la Russie, gagnante ? 
3- La Suisse, fin de la neutralité
4- Covid-19 va-t-il tuer l'Occident ? 
5- Le triple coup nucléaire russe ! 


https://french.presstv.com/Detail/2021/03/27/648170/Le-triple-coup-nucleaire-russe

 

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1- Accord Chine-Iran signé aujourd'hui et après ?

Téhéran et Pékin signeront ce samedi 27 mars un accord de coopération de 25 ans, a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.

S'adressant à l'IRIB vendredi soir, Saeed Khatibzadeh a déclaré que le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi était en visite à Téhéran à l'occasion du 50e anniversaire des relations diplomatiques des deux pays pour rencontrer un certain nombre de hauts fonctionnaires et signer le document.

Il a également mentionné que le document de coopération avait été discuté en 2015 lors de la visite du président chinois Xi Jinping en Iran.

« La relation entre l'Iran et la Chine est multicouche, profonde et multidimensionnelle. L'accord a été échangé à plusieurs reprises entre les deux pays, et il sera finalement signé par les ministres des Affaires étrangères samedi », a déclaré Khatibzadeh ajoutant que l'accord fonctionnerait comme une « feuille de route » afin de consolider les relations bilatérales dont la participation de l'Iran à l'initiative One Road, One Belt. Une attention particulière est portée au secteur privé. 

2- Canal de Suez paralysé : la Russie, gagnante ? 

Le Canal de Suez est paralysé depuis qu'un colossal porte-conteneurs s'est échoué dans ce passage maritime très emprunté, bien que resserré, entre l'Asie et l'Europe.

L'agence russe de l'énergie atomique en a pleinement profité pour vanter pas sans humour la route maritime du Nord. Elle a commenté avec ironie l'embouteillage qui paralyse le canal de Suez depuis qu'un colossal porte-conteneurs s'est échoué dans ce passage maritime très emprunté, bien que resserré, entre l'Asie et l'Europe, annonce le site de RT France

Le gigantesque navire Ever Given (400 mètres de long sur 59 de large, avec quelque 22 000 conteneurs à son bord) est échoué depuis le 24 mars en travers du canal de Suez, après avoir été pris au piège par des rafales de vent, alors qu'il naviguait en direction du port de Rotterdam.

Pour rappel, si le canal de Suez est une route maritime massivement empruntée pour le transport de marchandises et de ressources naturelles entre les continents asiatique et européen, il ne constitue pas l'unique point de passage en la matière, notamment compte tenu du développement progressif des routes maritimes du Nord, rendu possible par la réduction de la banquise. C'est dans ce contexte que l'entreprise d'Etat russe Rosatom a pour sa part décidé d'apporter une touche d'ironie à la situation en attendant que l'incident soit résolu. Le sauvetage du porte-conteneurs pourrait prendre plusieurs mois.

Dans un fil de publications sur les réseaux sociaux, l'agence fédérale russe de l'énergie atomique a en effet estimé que les routes maritimes du Nord offraient « beaucoup plus d'espace pour permettre aux navires géants de dessiner des images particulières ». L'anecdote a rapidement amusé les internautes et plusieurs médias ont relevé le caractère insolite de la situation.

L'incident n'est pas sans rappeler les enjeux géopolitiques de taille que présentent les routes commerciales intercontinentales. De son côté, la Russie a investi massivement dans le développement de la route maritime du Nord qui permet aux navires de réduire drastiquement leur temps de trajet entre l'Europe et l'Asie par rapport à la route de Suez. Une image satellite montre le canal de Suez bloqué par le porte-conteneurs Ever Given.

Source : RT France

3- La Suisse, fin de la neutralité

Le gouvernement suisse ouvre une enquête pour espionnage. Au moyen des machines de chiffrement truquées de la société suisse Crypto, la CIA américaine et le renseignement allemand (BND) ont pu espionner la moitié de la planète.

L’entreprise suisse Crypto AG est sous enquête pour espionnage. La CIA et le BND interceptaient des documents via l'entreprise Crypto basée en Suisse. Révélé en février, ce thriller fait l’objet d’un rapport publié récemment.  Mais quel lien entre Les machines d’Hagelin et les États-Unis. Conçue avant la Deuxième Guerre mondiale, sa machine de chiffrement de la taille d’une boîte à pain était très bien adaptée au terreau de l’époque : la M-209.

Séduits, les États-Unis en firent produire quelque 140 000 pièces sous licence, tout en formulant à Hagelin la promesse suivante: Après l’occupation de la Norvège et du Danemark par les nazis, ce dernier allait pouvoir venir s’installer aux États-Unis, ce qu’il fit dès 1940. Sur place, Hagelin travailla avec le cryptologue William F. Friedman, l’un des fondateurs aux États-Unis du Signal Intelligence Service, l’ancêtre de la NSA (National Security Agency) en termes de renseignements.

Les deux hommes se lièrent d’amitié. Friedman visita même Hagelin en Suisse après la guerre. Il y séjournait depuis 1948, après avoir passé les quatre années précédentes en Suède après son retour des États-Unis. Mais aux prémices de la guerre froide, l’une des raisons de ce déménagement sur sol suisse était aussi liée au positionnement du pays.

Si la Suisse et la Suède constituaient certes deux pays neutres, leur interprétation de la neutralité différait. Celle-ci était jugée plus stricte en Suède où les machines de chiffrement avaient été considérées comme de l’armement et donc privées d’exportation. Alors que la neutralité suisse était plus spongieuse et n’offrait aucun angle d’attaque aux puissances engagées dans la crise.

La politique de la neutralité devait garder des pourtours peu définis pour ne pas prêter flanc à la critique. Hagelin avait jugé cette orientation adéquate pour poursuivre son projet, même si la Suisse restait soumise aux restrictions à l’exportation imposées par l’Alliance atlantique (OTAN).

Mais pour redémarrer ses activités en bonne et due forme en Suisse, Hagelin avait eu rapidement besoin de liquidités. William F. Friedman facilita cette quête en trouvant des financements.Un service qui n’était pourtant pas désintéressé. Hagelin allait devoir à l’avenir prendre en compte les intérêts américains.

Avec en contrepartie, l’assurance que les États-Unis ne l’entraveraient plus avec de nouvelles contraintes à l’exportation. Toujours est-il que la première machine produite par Hagelin stupéfia les Américains tellement elle était parfaite !

Pour démêler les messages codés, Crypto dut éditer dans la foulée un manuel d’utilisation avec des paramètres plus simples pour le décodage. Ses partenaires américains voulaient être capables de lire en temps réel ce que d’autres États cryptaient comme messages à travers le monde.

Hagelin produisit donc d’un côté des machines dotées d’algorithmes cryptographiques à l’attention de la Suisse, de la Suède et des pays de l’OTAN ; et des appareils faciles à décoder à l’attention d’autres contrées, notamment les pays arabes.

Un subterfuge qui a permis aux services secrets américains de déchiffrer une bonne partie des messages radio cryptés à ce moment-là. Le CD52 est maintenant dans le dépôt du Musée national suisse. Dominik Landwehr

Lorsqu’en 1970 sonna l’heure de la retraite, Boris Hagelin prit congé de sa société. C’est alors que la CIA et le Service fédéral allemand de renseignement (BND) s’offrirent - par l’entremise d’intermédiaires - cette entreprise pour la modique somme de 8,5 millions de dollars (environ 35 millions de francs suisses au cours actuel). Grâce à cet achat, les deux services pouvaient dès lors influer directement sur les développeurs du système.

Vous prenez un Suédois proche de la famille Nobel, le service de renseignement allemand, la NSA et la CIA que l’on ne présente plus, et la bienveillance d’un gouvernement d’un pays réputé comme sérieux et neutre comme la Suisse, et vous avez la plus grosse affaire d’espionnage du siècle passé, écrit Liliane Held-Khawam, sur reseauinternational.net.

Avant d’ajouter : En visionnant ce documentaire, on se demande comment on a pu tenir aussi longtemps un double discours en matière de démocratie, de paix et de sécurité, et taire des opérations qui alimentaient les conflits de la planète. Et de conclure : Vous relèverez au passage qu’un cadre parfaitement innocent a été soutenu par les services de renseignement allemand ! La Suisse était alors aux abonnés absents. Navrant et révoltant !

Le 13 mai 1952, le Suédois Boris Hagelin fondait Crypto AG. À Zoug, son chalet devint le premier siège social de l’entreprise. Alors que la secrétaire s’affairait dans l’une des chambres, les techniciens assemblaient les pièces des appareils dans le garage. Mais rien ne permet cependant d’assimiler Crypto à une start-up d’aujourd’hui.

Source : Swissinfo et Réseau international

4- Covid-19 va-t-il tuer l'Occident ? 

La pandémie de Covid-19 a plus d'un an. Si l'Asie a pris conscience du danger dès la fin de 2019, l'Europe s'est déclarée en état d'urgence il y a douze mois, en mars 2020. Dès le premier confinement, les spéculations sont allées bon train sur « le monde d'après ». Certains prédisaient un tournant historique favorable au climat en raison du brusque arrêt du trafic routier, de la contraction du trafic maritime et du blocage du tourisme international ; d'autres annonçaient un monde en récession durable; d'autres enfin proclamaient, pour s'en réjouir ou le déplorer, un souverainisme forcé rétablissant les frontières.

Un an après, la crise perdure, multiforme : de sanitaire, elle est devenue économique et budgétaire. L'arrêt de secteurs entiers a ralenti la croissance mondiale (-4,9% de PIB pour 2020 selon le FMI). Et cette crise s'est transmise aux finances publiques par le canal des moindre rentrées fiscales puis des dépenses massives de soutien et de relance. La pandémie est devenue une crise économique internationale.

La crise de 2020 n'a pas révolutionné la géopolitique. Elle a plutôt accentué et révélé certaines tendances déjà à l'œuvre dans le « monde d'avant ». Loin de susciter un regain de coordination et de coopération, la lutte contre le virus a avivé les rivalités et renforcé les positions de la Chine et de la Russie. Les puissances eurasiatiques se sont affirmées, dans les médias et sur le terrain, comme des alternatives sanitaires à l'Occident. Désormais, le but des deux puissances autoritaires est de saisir l'occasion de cette pandémie pour consacrer la « désoccidentalisation du monde ».

La pandémie a affaibli le système onusien soutenu par les Européens. Elle a plongé dans le discrédit l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Accusée par le président Trump en 2020 d'avoir minimisé et même occulté l'ampleur du danger sanitaire, l'agence spécialisée de l'ONU est devenue l'enjeu d'une polémique entre la République populaire de Chine et les États-Unis. L'OMS s'est trouvée brusquement prise dans le piège de Thucydide selon l'expression de Graham Allison: d'après ce géopoliticien américain, la Chine et les États-Unis sont désormais engagé dans la spirale d'hostilité d'Athènes et de Sparte au IVe siècle avant notre ère.

Source : slate.fr/story

5- Le triple coup nucléaire russe ! 

Trois sous-marins nucléaires russes ont fait surface simultanément de sous la glace à une distance allant jusqu'à 300 mètres l'un de l'autre pour la première fois de l'histoire lors d'exercices dans l'Arctique, a rapporté le commandant en chef de la marine, l'amiral Nikolai Yevmenov, au président russe Vladimir Poutine le 26 mars.

« Dans le cadre de l'expédition dans l'Arctique, trois sous-marins à propulsion nucléaire ont fait surface sous la glace dans un espace limité d'un rayon de 300 mètres pour la première fois dans l'histoire de la marine russe », a-t-il déclaré. Le développement fait partie de l'expédition complète de l'Arctique Umka-2021. Selon l'amiral, l'expédition est en cours dans la région de l'archipel Franz Josef Land, de l'île Alexandra Land et des eaux adjacentes avec la participation de la Société géographique russe.

«Pour la première fois, un ensemble d'entraînement au combat, de recherche scientifique et de mesures pratiques diverses est en cours dans le cadre de la conception et du plan uniques dans les régions subpolaires», a-t-il déclaré. L'expédition implique plus de 600 militaires et personnels civils et environ 200 pièces d'armes, de matériel militaire et spécial.

Source : southfront.org

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