Marine allemande, coup fourré russe? (e-Press)

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E-Press du 3 avril 2021

Un système de navigation d’origine russe appelé Navi-Sailor 4100 a été installé sur au moins 100 navires exploités par la marine allemande, le Bundestag, y compris des sous-marins, depuis 2005, selon le journal allemand Bild am Sonntag.

 

Au sommaire :

1-Pas de dialogue direct USA-Iran

Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a clairement indiqué lors d’une session en ligne de la Commission mixte du Plan d’action global conjoint que la levée vérifiable des sanctions américaines contre Téhéran est la première et la plus importante étape dans la restauration de l’accord nucléaire de 2015.

La 18e réunion de la Commission mixte du PGAC s’est tenue par vidéoconférence le vendredi 2 avril.

Le webinaire a été présidé au nom du haut représentant de l’UE, Josep Borrell, par le secrétaire général adjoint et directeur politique du Service européen pour l’action extérieure, Enrique Mora.

La réunion a été suivie par les représentants de l’Iran, de la Chine, de la Russie, de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni au niveau des vice-ministres des Affaires étrangères et des directeurs politiques.

Les participants à la réunion, conformément à un communiqué publié par les ministres des Affaires étrangères le 21 décembre 2020, ont discuté de la perspective d’un retour complet des États-Unis au PGAC et se sont déclarés prêts à aborder les questions avec une perspective positive et des efforts collectifs, a rapporté le ministère iranien des Affaires étrangères.

Dans les commentaires de la réunion en ligne, le chef de la délégation iranienne, Abbas Araqchi, a exposé les positions de principe de Téhéran sur l’accord nucléaire de 2015, soulignant que « la levée des sanctions américaines est la première étape pour la relance du PGAC », a déclaré le ministère des Affaires étrangères.

Le vice-ministre iranien a également noté que la République islamique mettra fin aux « mesures nucléaires compensatoires » dès qu’elle vérifiera que les sanctions sont levées. Il n’y a pas besoin de négociations sur le retour des États-Unis au PGAC, car la voie est absolument claire, a souligné Araqchi.

« Les États-Unis peuvent revenir à l’accord (nucléaire) et mettre fin à la violation de la loi de la même manière qu’ils se sont retirés de l’accord et ont imposé des sanctions illégales contre l’Iran », a-t-il souligné.

Les participants à la réunion en ligne ont également souligné les conséquences désastreuses du retrait des États-Unis du PGAC sur les avantages de l’accord pour l’Iran, soulignant la nécessité de ne pas perdre les opportunités au stade actuel.

Source : Fars News

2-Liban : les ATGM français débarquent ! 

Le 31 mars, la France a remis une cargaison de missiles guidés antichars (ATGM) et d’autres équipements militaires aux Forces armées libanaises (FAL).

Le matériel a été remis lors d’une cérémonie à laquelle assistait le sous-chef d’état-major pour l’équipement Brigue. Le général Ziad Nasr représentant le commandant en chef des FAL, le général Joseph Aoun, l’ambassadeur de France au Liban Anne Grillo et l’attaché militaire français, le colonel Fabrice Chapelle.

Depuis 2017, la France a cédé à titre gracieux pour près de 60 M€ d’équipements à @ LebarmyOfficial. Elle a développé en particulier la coopération dans le domaine de la lutte antiterroriste, la sécurité maritime et l’enseignement du français en milieu militaire. pic.twitter.com/iAeWANddjS- La France au Liban (@AmbaFranceLiban) 31 mars 2021)

L’ambassade de France au Liban a déclaré que 4,2 millions d’euros de matériel militaire avaient été remis aux FAL. L’équipement comprend 50 lanceurs MILAN ATGM et 100 viseurs thermiques.

« Depuis 2017, la France a fait don, gratuitement, de près de 60 millions d’euros de matériel à l’armée libanaise », a indiqué l’ambassade dans un communiqué.

« En particulier, nous avons développé notre coopération dans le domaine de la guerre contre le terrorisme, de la sécurité maritime et de l’enseignement du français en milieu militaire. »

Le MILAN ATGM, introduit pour la première fois en 1972, a une autonomie maximale de 2 à 3 km selon la variante. Le missile est guidé par commande semi-automatique en ligne de mire (SACLOS) et armé d’une ogive antichar explosive tandem (HEAT).

La France est l’un des principaux bailleurs de fonds des LAF, qui s’appuie dans une certaine mesure sur le soutien étranger. Il y a près de deux ans, l’armée a reçu dix porteurs ATGM VCAC « Méphisto » donnés par les militaires français.

Source : southfront.org/france-hands-over-anti-tank-guided-missiles-to-lebanese-army-photos/

3-Chine/Russie unies, l’Europe inquiète ?

Moscou répond à Borrell, ce dernier étant inquiet du rapprochement entre la Russie et la Chine.

Les récentes déclarations de Josep Borrell sur la Russie et la Chine sont une tentative pour « tout pervertir au-delà du méconnaissable », selon le ministère russe des Affaires étrangères. Le chef de la diplomatie de l’UE avait précédemment déclaré que Moscou rejetait conjointement avec Pékin « les valeurs démocratiques ».

Alors que Bruxelles considère ses relations avec la Russie comme étant « au point mort », Maria Zakharova, la porte-parole de la diplomatie russe, a insisté sur le fait que c’est l’Union européenne qui restait hostile.

« Dans ces déclarations [de Josep Borrell, ndlr] et dans l’évolution de la politique, nous voyons une tentative de tout pervertir au-delà du méconnaissable », a dit Mme Zakharova lors de son point de presse hebdomadaire du 1er avril.

Fin mars M. Borrell a déclaré que le « rapprochement sino-russe repose avant tout sur un rejet des valeurs démocratiques et une opposition à ce qu’ils considèrent comme une » ingérence » dans leurs affaires intérieures » au-delà des questions économiques.

« Avec ses dernières déclarations et sanctions illégitimes à la fois contre la Russie et la Chine, c’est précisément l’Union européenne qui poursuit une ligne hostile, s’éloigne de ses voisins sur le continent eurasien, et ramène également les formulations de la guerre froide dans le vocabulaire diplomatique tout en promouvant l’archaïque pensée de blocs », a remarqué Mme Zakharova.

Ces déclarations de M.Borrell sont survenues alors que le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov était en déplacement en Chine les 22 et 23 mars. Il y a prôné l’autonomie technologique des deux pays vis-à-vis de dollar et de l’euro.

M. Lavrov a également indiqué que la détérioration des relations entre la Russie et l’UE « entraîne un développement objectif plus rapide des relations avec la Chine ».

À l’Est, la Russie a donc un « agenda très intense qui s’enrichit chaque année ».

Le même 22 mars, l’UE a sanctionné six officiels russes de haut rang, responsables selon Bruxelles de graves violations et abus des droits de l’Homme. M. Borrell a estimé que « la Russie a pris une position de confrontation vis-à-vis de l’Union européenne ».

« La Russie dérive vers un État autoritaire et s’éloigne de l’Europe, et l’Europe doit en tirer les conclusions », a-t-il fait savoir.

Le chef de la diplomatie ne cesse d’épingler la diplomatie russe. Dans une interview accordée à France24 le 30 mars, Borrell est revenu sur sa visite à Moscou : « Humilié ? Je dirais plutôt que j’ai été agressé ».

Lors de son déplacement début février, la Russie a annoncé expulser trois diplomates européens pour avoir participé à des manifestations en faveur de l’opposant Alexeï Navalny.

« On invite quelqu’un et on profite de sa visite pour annoncer l’expulsion de diplomates, c’est une agression, c’est une chose qu’on ne fait pas en diplomatie », a-t-il assuré.

En retour l’Allemagne, la Suède et la Pologne ont expulsé des diplomates russes.

Actuellement, « les rapports avec la Russie sont plutôt au point mort », a constaté au cours de cette interview le chef de la diplomatie européenne.

Source : Sputnik

4-Marine allemande, piratée par la Russie ?

Préoccupation concernant le système de navigation sous-marin allemand sous contrôle russe

Un rapport selon lequel des sous-marins allemands naviguent dans le monde avec des équipements russes a soulevé des problèmes de sécurité. Le journal Bild am Sonntag affirme que le système serait « sensible » au cyber sabotage voir susceptible de « perte totale de fonctionnement ».

Un système de navigation d’origine russe appelé Navi-Sailor 4100 a été installé sur au moins 100 navires exploités par la marine allemande, le Bundestag, y compris des sous-marins, depuis 2005, selon le journal.

Les appareils de navigation ont été développés par Transas, une société fondée à Saint-Pétersbourg en 1990. Bien que cette société ait été acquise en 2018 par la société finlandaise Wartsila, sa division défense est restée aux mains des Russes.

Bild affirme que le cryptage des données du système ne répondrait pas aux normes de sécurité militaire en vigueur dans l’OTAN, dont l’Allemagne est membre.

« Dans le pire des cas d’une cyberattaque, les données de navigation pourraient être piratées », a déclaré un responsable non identifié. Le rapport note également que la Russie effectue parfois des manœuvres navales près de la côte allemande de la mer Baltique.

Selon Bild, le système Navi-Sailor, largement utilisé sur les navires civils, a été installé sur une centaine de navires de la marine allemande en 2005, le chancelier social-démocrate Gerhard Schröder étant alors en responsabilité. Celui-ci est actuellement président du conseil d’administration du projet de gazoduc Baltic Sea Nord Stream 2 de la société russe Gazprom.

La même source indique que les gouvernements ultérieurs ont également décidé d’installer le système de navigation sur deux sous-marins allemands, les U35 et U36, lancés respectivement en 2015 et 2016.

 Annoncés comme très manœuvrants, silencieux et insaisissables en plongée pour de longues périodes, ces sous-marins de classe 212A de construction allemande utilisent diesel électrique disposent de piles à combustible et sont équipés de six tubes lance-torpilles.

Périphériques Transas vulnérable ?

Bild a rapporté que la question, posée au ministère allemand de la Défense (BMVg), de savoir si le système Transas était vulnérable au piratage, a suscité la réponse que « le gouvernement fait de grands efforts pour assurer la sécurité informatique, cyber et cryptographique sur les théâtres d’opérations ».

Le site Web de Wartsila indique que la filiale Transas fournit 35 % des systèmes de cartes électroniques utilisés par les navires et les ports dans le monde ainsi que 45 % des simulateurs, généralement utilisés pour la formation. Selon Wartsila, « les équipements et logiciels embarqués sont utilisés sur plus de 13 000 navires commerciaux et de guerre dans les marines et formations de garde-côtes de plus de 100 pays ».

Source : elsnorkel

5-L’armée française s’insurge !

Philippe Meunier, vice-président de la région Auvergne-Rhône-Alpes en charge de la sécurité et des partenariats internationaux et contributeur du laboratoire d’idées universitaires le CERU, dénonce une politique d’abandon de l’indépendance nationale dans le domaine de la défense. Les lignes qui suivent résument le fond de sa pensée à ce sujet.

À peine nommée ministre de la Défense, Mme Goulard théorisait le 8 juin 2017 la politique d’abandon de l’indépendance nationale dans le domaine de la défense dont elle avait pourtant la charge : « Si nous voulons faire l’Europe de la défense, il va y avoir des restructurations à opérer, faire des choix de compatibilité et, à terme, des choix qui pourraient passer dans un premier temps pour aboutir à privilégier des consortiums dans lesquels les Français ne sont pas toujours leaders. »

LES ERREURS ALLEMANDES !

En faisant ainsi « don » de la souveraineté nationale, portée pourtant par les contribuables français durant des décennies à la construction de l’Europe fédérale qu’elle appelle de ses vœux, la doctrine « Goulard-Macron », poursuivie par Mme Parly avec toujours autant de constance délétère à l’encontre de notre indépendance, légitimait ainsi officiellement la « liquidation » programmée de la souveraineté de notre industrie de l’armement (Eurodrone, SCAF, MGCS, MAWS…). Cette doctrine est une faute politique et morale, car elle va à l’encontre des intérêts du peuple français en entraînant nos industriels dans une impasse impardonnable. « L’histoire des programmes de défense allemands est une longue liste de retards, de surcoûts et de sous-performances »

Impardonnable d’abord sur le plan de la doctrine ; la Bundeswehr est une armée « l’arme aux pieds » qui attend l’hypothétique menace russe. L’armée française est une armée qui combat le radicalisme au Proche-Orient et en Afrique, qui se prépare au choc en Méditerranée orientale et dans le Pacifique. Dans le domaine de l’armement terrestre : confier le programme de char de combat à une nation dont l’armée n’a jamais fait la guerre depuis 1945 est un non-sens que l’armée de terre française paiera, notamment ses soldats, si ce programme va à son terme. Dans le domaine aéronautique : confier les deux tiers d’un programme d’avion de combat à un pays qui n’a ni dissuasion, ni porte-avions, ni armée de l’air frappant dans la profondeur, trois missions essentielles à la France, relève pour le moins de l’abandon de poste pour ne pas dire plus.

En comparaison, la conduite de programmes menés par la DGA, confiés ensuite à des maîtres d’œuvre expérimentés, a abouti à un modèle d’armée complet dont tout le monde s’accorde à dire qu’il est le meilleur d’Europe par ses capacités, sa polyvalence et son autonomie.

La France a organisé son industrie de l’armement autour de maîtres d’œuvre de rang mondial pour garantir son autonomie stratégique. L’industrie allemande de l’armement est une courroie de transmission de l’option « tout OTAN », voulue et poussée par l’ensemble de sa classe politique, mêlant au gré de ses intérêts, syndicats, parlementaires et comités d’entreprise pour marginaliser ou déstabiliser les positions françaises pourtant supérieures en tout point en la matière. C’est un fait.

Source : Yahoo

 

http://french.presstv.com/Detail/2021/04/03/648658/Marine-allemande,-pirat%C3%A9e-par-la-Russie-

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