Iran/Afrique: l'axe de la Résistance s'agrandit Zoom Afrique du 25 juin 2021

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À l’heure où le vrai visage des régimes dictatoriaux se montre au monde entier, de plus en plus de pays se battent contre l’hégémonie des médias et des réseaux sociaux, et ce combat renforce les alliances de la Résistance.

Actualité en Afrique :

  • L'assureur camerounais Acam Vie va commencer ses activités en Centrafrique en août prochain
  • Le Cameroun confie la construction du chemin de fer Mbalam – port de Kribi au chinois Austino Resources
  • Le Togo inaugure la plus grande centrale solaire en Afrique de l’Ouest
  • Sénégal : l’ANER implantera 115 000 lampadaires solaires supplémentaires à travers le pays

 

Analyses de la rédaction :

1. Mozambique: la SADC, mais pas l'Occident ! 

Au Mozambique, malgré les nombreuses pressions de l’extérieur du pays visant à forcer Maputo a demandé une aide militaire des Occidentaux, le pays favorise l’aide régionale.

Les dirigeants des pays d'Afrique australe ont annoncé mercredi à Maputo un accord sur l'envoi prochain de troupes au Mozambique, pour lutter contre le groupe terroriste de Daech qui sème la terreur dans le nord-est du pays depuis plus de trois ans.

Les dirigeants des pays d'Afrique australe se sont accordés sur un envoi de troupes au Mozambique. Réunis à Maputo, les responsables ont dit avoir pris cette décision, mercredi 23 juin, pour lutter contre le terrorisme.

La Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC, 16 pays) a "approuvé la mission de la force d'attente de la SADC pour soutenir le Mozambique dans son combat contre le terrorisme au Cabo Delgado", a déclaré à l'issue d'un sommet extraordinaire la secrétaire exécutive de l'organisation, Stergomena Tax.

La SADC, mais pas l’Occident, tel est le mot d’ordre du président mozambicain Filipe Nyusi.

Après l’attaque de Palma en mars dernier, les troupes mozambicaines, et à la surprise des États occidentaux et de leurs multinationales, ont réussi à récupérer la ville et à repousser les éléments terroristes de la zone.

Les médias mainstream et la multinationale française Total, ont montré leur indignation face à cet exploit, qui pourtant, fait partie des réussites dans la lutte contre le terrorisme mondial et devrait être encourager et soutenu.

Mais les médias occidentaux et les multinationales occidentales n’ont pas apprécié cet exploit. Les nombreux médias mainstream allaient même jusqu’à dire que le gouvernement de Maputo mentait concernant la prise de Palma.

La société Total a longuement tenté de mettre la pression sur Maputo en le forçant à accepter une aide militaire occidentale et qu’elle ne pouvait pas continuer le projet d’exploitation du gaz dans le pays.

Maputo a toujours affiché sa position concernant l’occupation militaire des pays d’Afrique par les Occidentaux, et ne veut en aucun cas que le Mozambique ne se change en un Mali.

La présence militaire occidentale à démontrer au monde entier qu’elle n’est pas impliquée dans la lutte contre le terrorisme, mais au contraire, qu’elle l’amplifie et l’organise.

Ce qui fait que les pays d’Afrique ne tombent plus dans le piège du terrorisme. Ils ont compris que le problème doit se régler au niveau national et régional et rien d’autre.

 

2. Cameroun: relance des conflits en zone anglophone ?

Au Cameroun, les États-Unis veulent relancer le conflit dans les zones anglophones, mais Yaoundé fait rempart aux plans américains.

Depuis fin mai, les séparatistes ont relancé des attaques dont quatre gendarmes camerounais ont été tués dans la nuit de lundi à mardi 25 mai dans le Nord-Ouest du Cameroun dans une nouvelle attaque des séparatistes.

Cette semaine, deux militaires et un civil ont été tués, dans la nuit de mardi à mercredi, dans le Nord-ouest du Cameroun par des séparatistes.

Selon les autorités camerounaises, l’ONG Médecins Sans Frontières serait mêlée à ce conflit.

L’organisation médico-humanitaire internationale Médecins Sans Frontières/Médecins Sans Frontières (MSF) n’est toujours pas autorisée à reprendre les soins de santé dans la région du nord-ouest du Cameroun, six mois après que les autorités ont arrêté de force ses activités.

Le 8 décembre 2020, MSF a été suspendue de ses activités dans la région du nord-ouest par les autorités camerounaises qui ont accusé l’organisation non gouvernementale indépendante de soutenir les groupes armés non étatiques dans la région. Malgré des mois de discussions au cours desquelles de telles allégations ont été rejetées, MSF n’a toujours pas été autorisée à reprendre ses activités.

Maintenant, MSF appelle le gouvernement du Cameroun à lever immédiatement la suspension. Beaucoup de pays d’Afrique savent que les ONG ou encore l’ONU sont mêlés de près ou de loin aux différents conflits qui s’éveillent dans les États d’Afrique qui ne s’agenouillent pas face aux pressions des États-Unis. Il est clair maintenant que les ONG participent à la réorganisation des groupes terroristes ou encore des groupes séparatistes sur le continent africain.

Ce qui fait que depuis six mois maintenant, MSF se voit refuser par les autorités camerounaises, la reprise de ses activités médicales dans la région du Nord-Ouest.

Depuis le lancement des initiatives nationales pour la sécurisation du pays, comme l’opération Bamenda Clean en septembre 2020, la situation sécuritaire dans les zones anglophones s’est fortement améliorée. La population camerounaise soutient ces initiatives et aide l’armée camerounaise à arrêter les séparatistes qui ont semé le chaos et qui ont poussé au démembrement du pays. Ce fut un échec. Si une ONG comme MSF demande maintenant la levée de sa suspension, c’est une manière de dire que le plan actuel serait de relancer le conflit. Les faux rapports, les fausses informations et la campagne médiatique contre l’armée camerounaise n'ont pas arrêté de garnir la toile, mais les Camerounais savent ce qui se passe réellement. Le Cameroun est indivisible contrairement à ce que croit encore Washington et ses alliés, et ce n’est pas une minorité de séparatistes qui va réussir à déstabiliser le Cameroun.

 

3. Iran/Afrique: l'axe de la Résistance s'agrandit

À l’heure où le vrai visage des régimes dictatoriaux se montre au monde entier, de plus en plus de pays se battent contre l’hégémonie des médias et des réseaux sociaux, et ce combat renforce les alliances de la Résistance.

Suite au blocage des médias proches de l’axe de la Résistance dans le Moyen-Orient par l’administration américaine, le monde entier est maintenant témoin de la partialité des défenseurs des droits humains à l’Occidental qui ont une fois de plus prouvé que la fameuse démocratie qu’il n’est qu’une parodie et un moyen de pression sur les États qui ne suivent pas les diktats.

L’Iran, qui est touché non seulement par les sanctions unilatérales de l’administration américaine, de la traîtrise de Washington en se retirant de l’accord nucléaire, et maintenant en bloquant les médias de la Résistance, beaucoup de pays d’Afrique montrent leur soutien à l’Iran.

En effet, les présidents de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, le président de la Guinée Conakry, Alpha Condé ou encore le président nigérian Muhammadu Buhari, des farouches combattants de l’impérialisme et de ses médias mensonges occidentaux, et beaucoup d’autres chefs d’États africains, ont félicité le vainqueur des élections présidentielles iraniennes.

En effet, ces États africains et l’Iran, qui sont depuis des décennies la cible des guerres médiatiques lancées par les occidentaux contre les pays qui ne suivent pas les diktats néocolonialistes, peuvent créer un front uni pour faire face à l’Empire et ses médias mensonges.

Récemment, le président nigérian Muhammadu Buhari, a suspendu le réseau social Twitter et a accusé son patron d’avoir financé et lancé le mouvement END SARS dans son pays.

Le président équato-guinéen est dans un combat constant en dénonçant les nombreuses fakenews concernant son pays et sa région. Surtout qu’il est l’un des premier à avoir mis des bâtons dans les roues de la politique de prise du monopole du golfe de Guinée par les occidentaux en donnant un accès ouvert aux navires russes.

Le président guinéen Alpha Condé, est bien connu pour remettre continuellement en place les médias français qui ne cherchent seulement à dénigrer les pays d’Afrique et à les rabaisser.

Beaucoup d’États africains, comme la Centrafrique, l’Éthiopie, le Sénégal, le Burundi et beaucoup d’autres encore se battent et dénoncent ouvertement les mensonges, les politiques de dénigrement de l’Afrique dans les médias occidentaux.

En bref, c’est tout un monde qui se soulève contre les politiques dictatoriaux de Washington et leur ras-le-bol se fait voir, et c’est ce qui créer des alliances.

D’ailleurs, le fait de bloquer des sites de la Résistance est en lui-même la preuve d’une crainte d’un soulèvement mondiale face au petit bloc occidental dirigé par les États-Unis et qui veut mettre le monde entier à genoux. Ce qui est impossible et c’est bien cette impossibilité qui renforce les alliances de l’axe de la Résistance, mais qui pousse également d’autres États à rejoindre la Résistance.

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