L'Afrique met en garde US/OTAN (Echo Afrique)

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Echo Afrique du 28 juillet 2021

 

▶ Analyses de la rédaction :

 

1- «Si vous boycottez le secteur pétrolier et gazier africain, l’Afrique vous boycottera», (CAE)

2- L'Afrique du sud cyberattaquée!

3- La France a cherché à éliminer Rajoelina pour du pétrole?

 

https://french.presstv.ir/Detail/2021/07/26/663117/Echo-Afrique-du-28-juillet-2021

 

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1- « Si vous boycottez le secteur pétrolier et gazier africain, l’Afrique vous boycottera », (CAE)

C'est extraordinaire: le temps où les puissances colonialistes se permettaient de menacer les Africains de boycott et de sanctions et de les mettre à exécution en toute impunité, est révolu. Tout Occident de part et d'autre de l'Atlantique est devenu désormais un bloc néolibéral économiquement moribond, et qui dépend plus que jamais pour sa survie de l'Afrique, de sa richesse matérielle, démographique, stratégique et autre. Surtout que cette Afrique n'entend plus faire des concessions, pesant de tout son poids sur la scène internationale. C'est une Afrique  qui agit plutôt que de réagir et qui fait des choix souverains, genre élargir ses coopérations avec la Chine, faire des échanges militaires avec la Russie, appuyer la Résistance à briser le régime des sanction. Ce corridor maritime anti sanction que l'Iran a établi en 2020 entre le golfe Persique et les Caraibes, ce n'est pas un secret c'est l'Afrique qui l'a bien aidé et appuyé. Voila une Afrique qui fait peur et que l'Occident semble craindre même bien plus que la Chine ou la Russie. Et voici une info qui confirme cette tendance : "Dans un billet publié sur son site la semaine dernière, la Chambre africaine de l’énergie s’est adressée aux entreprises qui se retirent brusquement de nombreux projets actuellement sur le continent, au profit d’investissements plus propres.

La Chambre africaine de l’énergie, (CAE) qui représente les entreprises du secteur de l’énergie sur le continent, a appelé les Etats africains à boycotter les firmes qui évitent d’investir dans le secteur des combustibles fossiles sur le continent.

Cette vive réaction contre le passage aux investissements dans les énergies propres fait suite à une forte baisse des investissements dans le pétrole et le gaz en Afrique ces dernières années, avec notamment le retrait d’Equinor et d’ExxonMobil de projets d’exploration prévus. Il faut savoir que plusieurs de ces entreprises envisagent de développer sur le continent des projets d’énergies renouvelables à l’avenir.

Pour la Chambre, l’Afrique n’a pas les mêmes réalités et besoins que les autres parties du monde qui peuvent se permettre une transition brusque vers les énergies propres, vu que les recettes liées à la commercialisation du pétrole et du gaz jouent un rôle clé dans le financement des budgets de bon nombre de pays. Elle prône par contre une « transition énergétique juste », qui permettra aux pays producteurs d’énergies fossiles de continuer de financer leurs économies grâce aux revenus pétrogaziers, tout en opérant efficacement la transition vers des énergies propres.

« Avec la fin des investissements dans le secteur pétrolier et gazier africain déclarée par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, BlackRock, la Royal Bank of Scotland, l’OCDE et l’AIE, l’Afrique ne sera pas en mesure de réduire la pauvreté énergétique. Un arrêt brutal des investissements et du développement du secteur pétrolier et gazier s’avérera désastreux pour le continent africain et sa population », a averti la Chambre.

Source Agene Ecofin avec Presstv 

 

2- L'Afrique du sud cyberattaquée! 

Après avoir tenté de mettre sens dessu dessous l'Afrique du Sud, l'une des grades économies du monde qui commence, n'en déplaise aux occidentaux à se relever du marasme covidale, par "révolte inter noir" interposé, ce qui a permis à la presse main stream d'aller jusqu'à accuser le président de génocide, voici un nouveau coup porté à Pretoria visant à bloquer la dynamique de la reprise : "Une vague de cyberattaques a mis à genoux les principaux ports sud-africains. Des pannes à Durban et au Cap ont provoqué de lourdes pertes chez les compagnies minières. Deux semaines après une alerte de PricewaterhouseCoopers (PWC) quant à la vulnérabilité de l’industrie sud-africaine, hautement informatisée mais peu protégée, des cyberattaques ont donné raison au cabinet d’audit. Des piratages qui ont paralysé les opérations portuaires dans le pays pendant plusieurs heures. Un scénario que les autorités se sont empressées de nier dans la matinée du 22 juillet. Toutefois, plusieurs sources ont confirmé les attaques, au moins dans les deux ports majeurs d’Afrique du Sud, au Cap et à Durban."

Agence Ecofin en énumère l'impact :" Les ports dont les opérations se sont retrouvées au point mort ont subi de grosses pertes. Cependant, le manque à gagner est incomparable à celui qu’ont essuyé les compagnies minières qui exportent les ressources hors d’Afrique à partir de ces ports. En effet, plusieurs compagnies d’extraction de cuivre, d’or, de cobalt et de diamants utilisent le port de Durban pour le transport. Pour les plus importantes entreprises — Glencore, Managem, Barrick Gold et Gold Fiels —, les dégâts se comptent en millions de dollars. Le port de Durban canalise les minerais précieux extraits en Afrique centrale et australe, notamment ceux provenant de Zambie et de RDC. La panne des machines de Transnet créera un retard qui mettra dans aucun doute des mois à être rattrapé. L’entreprise a finalement communiqué sur la cyberattaque tard dans la journée de jeudi. L’hypothèse d’un lien entre les récentes émeutes à Durban et les attaques a été avancée par les autorités. Néanmoins, le gouvernement ne sait en réalité pas vraiment ce qui s’est passé. « Nous enquêtons, et lorsque cela sera confirmé ou démenti, nous ferons une annonce. Actuellement, il s’agit d’un évènement sans rapport », prévient-il. Des émeutes ont secoué le pays à la suite du début du procès de l’ancien président Jacob Zuma. Des émeutes qui seraient, selon le président Cyril Ramaphosa, « coordonnées et préméditées », poursuit la source. 

Suivant le même shémas que la "révolte zulu", cette cyberattaque vise à brosser un tableaux "fragilisé de l'économie sud africaine", histoire là encore de contrer la reprise du pays. la source poursuit : "Début juillet, PWC avait averti l’Etat sud-africain de la vulnérabilité des systèmes des entreprises publiques. Selon un audit de la société britannique, le peu d’investissements dans la sécurisation de l’intelligence artificielle (IA) et les interconnexions entre les services du secteur public augmentent les conséquences d’une éventuelle cyber-attaque. En l’occurrence, PWC avait insisté sur la fragilité des réseaux de Transnet. L’entreprise publique, qui compte énormément sur l’IA à apprentissage automatique, n’a pas mis en place un système de sécurité satisfaisant."

 Et pourtant ailleurs, l'axe atlantiste ne fait que faire du prosélytisme en faveur de IA...n'est-ce pas une prise de position partiale contre une Afrique du sud qui déplait de plus en plus, qui refuse de concéder? 

 

3- La France a cherché à éliminer Rajoelina pour du pétrole? 

Après une tentative de coup d’Etat à Madagascar, les locaux de Madagascar Oil ont été perquisitionnés. Un accusé aurait demandé de l’aide pour son putsch au patron de l’entreprise.

La tentative de coup d’Etat annoncée par la présidence malgache a pris des allures de scénario hollywoodien. Parmi les six personnes arrêtées, on retrouve deux Français : tous les deux sont d’anciens militaires. Si le premier, Philippe Marc François, est resté un militaire dans l’âme, le second, Paul Maillot Rafanoharana, un ancien gendarme, s’était tourné vers la politique. Devenu conseiller de l’archevêque d’Antananarivo — ce dernier dément cette relation professionnelle —, il était pressenti pour devenir Premier ministre. Quel est alors le lien entre ces hommes qui ont voulu assassiner le président malgache Andry Rajoelina ?

Selon Africa Intelligence, les enquêteurs auraient trouvé un point commun entre le président et l’un des accusés. Paul Maillot Rafanoharana aurait en effet été le conseiller d’une entreprise : Madagascar Oil. Les policiers ont, selon plusieurs sources proches de l’enquête, trouvé dans l’ordinateur de Paul Rafanoharana un e-mail troublant. Dans son message, il demandait à Al Njoo, un businessman canadien patron de Madagascar Oil, de l’argent pour financer son coup d’Etat. Rafanoharana aurait demandé plus de 10 millions d’euros. Mais les enquêteurs, qui ont perquisitionné les locaux de l’entreprise d’extraction de pétrole, n’ont rien trouvé dans les ordinateurs sur place.

Entre Rajoelina et Al Njoo, une relation professionnelle

Madagascar Oil dément tout contact avec Rafanoharana. Madagascar Oil avait, en janvier dernier, décroché un contrat de fourniture de carburant à la société d’électricité malgache Jirama, prenant ainsi une partie du marché du groupe Axian. Entre 2017 et 2019, alors que des contrats avaient été signés entre Jirama, Madagascar Oil et l’Etat, ceux-ci n’avaient pas été respectés. Reste que, dernièrement, des tests sur le pétrole ont été conduits par le groupe pour « faire prospérer la relation entre la parapublique et Madagascar Oil », indique Africa Intelligence.

Cependant, difficile de savoir en quoi une société pétrolière pourrait avoir participé d’une manière ou d’une autre à la tentative de putsch. Le 21 mai 2016, la presse malgache évoquait une rencontre entre le président Rajoelina et Al Njoo. « Le chef de l’Etat miserait sur cet homme d’affaires pour attirer des investisseurs et des capitaux dans la Grande île », indiquaient les journaux locaux. Un mémorandum de coopération entre l’Etat et la société d’investissement Benchmark Group, basée à Singapour, de l’homme d’affaires avait alors été signé sans que l’on n’en connaisse le contenu.

En 2014, Al Njoo Kok Kiong, qui était déjà actionnaire de Madagascar Oil, était associé avec le Français Jean-Christophe Mitterrand. En janvier 2014, alors que Hery Rajaonarimampianina était devenu le président de la République à la place d’Andry Rajoelina, le Canadien avait effectué une visite à Madagascar. Mitterrand et Al Njoo s’étaient déjà rendus sur l’île en avril 2012, sous la présidence de Rajoelina. Mais à l’époque, les deux hommes d’affaires avaient refusé de rencontrer le président de la transition.

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