USA: méga revers hypersonique!

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Dans la course aux armements hypersoniques, lancée par les États-Unis au début des années 2000 à travers le programme Conventional Prompt Global Strike, la Russie et la Chine semblent désormais avoir une longueur d’avance. Après une première tentative infructueuse, le moteur du missile hypersonique AGM-183A développé par Lockheed-Martin et monté sur le bombardier B-52H « Stratofortress » a refusé de s’enflammer.

Au sommaire :

1- La situation « dramatique » en outremer est « un avant-goût de ce qui risque de se passer en métropole »

Alors que la Martinique et la Réunion sont de nouveau confinées, la Guadeloupe réinstaure un couvre-feu. Le rebond des contaminations, jugé « dramatique » par l’exécutif, risque de se reproduire en France dans trois semaines, d’après Michel Chassang, généraliste, président du syndicat médical CSMF.

L’impact du variant Delta est désormais visible dans les hôpitaux : la barre des 1 000 patients en réanimation a été franchie jeudi.

« Il faut savoir que les patients en réanimation aujourd’hui sont le reflet de ce qui s’est produit en France il y a trois semaines. Ça veut dire que dans trois semaines avec un taux d’incidence aussi important que nous le connaissons aujourd’hui, nous risquons évidemment d’avoir un afflux aux urgences, et donc en réanimation, qui est beaucoup plus important qu’il ne l’est aujourd’hui », s’est alarmé Michel Chassang, médecin généraliste, président du syndicat CSMF sur BFM TV le 29 juillet.

Récemment Aurélien Rousseau, directeur de l’ARS d’Île-de-France, a également émis des craintes sur « l’arrivée précoce de la vague » en août, en pleine période de pénurie d’effectifs. Même constat sur des « courbes exponentielles » de la part du médecin généraliste Jérôme Marty.

En outremer, la situation a été jugée « dramatique » par Jean Castex le 29 juillet. Face à la flambée des contaminations (3 537 cas contre 2 241 la semaine précédente), la Martinique a imposé un nouveau confinement à partir de 19 heures ce 30 juillet. Selon le communiqué de la préfecture, le CHU local « a atteint un niveau de saturation ». Alors qu’uniquement 15,5 % des Martiniquais sont entièrement vaccinés, le taux d’incidence s’élève à 1.035 cas pour 100 000 habitants.

« Tous les lits de réanimation sont actuellement occupés, que ce soit les lits de réanimation Covid ou non Covid », confiait en début de semaine sur BFM TV André Cabié, infectiologue au CHU de Martinique.

La Réunion a également mis en place un confinement partiel dès ce week-end pour une période de deux semaines. Le taux d’incidence y atteint les 306 cas pour 100 000 habitants au 27 juillet, d’après la préfecture.

En Guadeloupe face « à la dégradation épidémique aiguë », la préfecture a introduit des mesures de freinage, notamment le couvre-feu et des restrictions de déplacement en métropole pour les non-vaccinés. La couverture vaccinale est faible dans l’archipel, avec 21 % seulement de la population ayant reçu une première injection. Le taux d’incidence a dépassé le seuil d’alerte et a atteint 284,4 pour 100 000 habitants au 25 juillet.

« La situation en outremer est un avant-goût de ce qui risque de se passer en métropole (…). Beaucoup d’indicateurs sont passés du vert à l’orange », a avancé Michel Chassang.

« Aujourd’hui il y a un certain nombre de signaux, je n’ai pas dit rouges, mais oranges qui montrent que dans trois semaines si nous n’y prenons pas garde, si nous relâchons la pression, nous risquons de nous retrouver, y compris en métropole et pas seulement en outre-mer, dans une situation délicate », a-t-il conclu en qualifiant le reconfinement d’arme de « dernier recours », « archaïque ».

Source : Sputnik

2- Coup de grâce macroniste à la République française ! 

Le Conseil constitutionnel français a validé ce vendredi 30 juillet l’essentiel des dispositions de la nouvelle loi relative à la prévention d’actes de terrorisme et au renseignement adoptée par le Parlement le 22 juillet.

Dans sa décision, le Conseil a, toutefois, ramené à 12 mois cumulés, au lieu de 24 mois cumulés, les mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance (MICAS) pouvant être appliquées à certains détenus condamnés pour terrorisme et ayant purgé leur peine, censure que le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a regrettée.

« Le Conseil constitutionnel a rendu ce jour une décision portant sur la loi relative à la prévention d’actes de terrorisme et au renseignement », a indiqué le Conseil dans un communiqué.

Selon le Conseil, le gouvernement se félicite de la validation de l’essentiel des dispositions portées par ce texte, « visant à pérenniser les mesures de police administrative créées par la loi du 30 octobre 2017 renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme, dite loi SILT [...] et à renforcer les outils dont disposent les services de renseignement pour défendre nos intérêts fondamentaux ».

Il s’agit des périmètres de protection, des fermetures de lieux de culte, des mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance (MICAS), des visites domiciliaires et saisies. En particulier, les MICAS sont renforcés par la possibilité, validée par le Conseil constitutionnel, donnée à l’autorité administrative de prononcer une interdiction de paraître dans des lieux exposés à un risque de terrorisme.

« Le gouvernement relève surtout que la décision valide la création d’une mesure judiciaire applicable aux auteurs d’infractions terroristes, décidée à l’issue de leur peine ce qui permettra de tenir compte de leur dangerosité particulière et de renforcer significativement et sur une durée plus longue leur suivi à la sortie de détention », précise le locataire de Beauvau.

Le nouveau dispositif prévoit notamment l’obligation d’établir sa résidence en un lieu donné, de répondre aux convocations du juge de l’application des peines ou encore de respecter une prise en charge sanitaire, sociale, éducative ou psychologique. Ne seront concernés que les détenus condamnés pour terrorisme à des peines supérieures ou égales à cinq ans de prison.

Le Conseil a, en outre, jugé conforme à la Constitution un article controversé réformant l’accès aux archives classifiées. Cette disposition prévoit de libéraliser l’accès à certaines archives à des fins d’études et de recherches, mais introduit en contrepartie des exceptions au délai de 50 ans prévu pour la déclassification des documents les plus sensibles.

Source : Sputnik

3- Net recul du dollar

Face la politique mis en place par le président russe en réaction aux sanctions américaines, visant à réduire les échanges de la Russie en dollars, le dollar américain a nettement reculé dans les échanges commerciaux entre la Russie et la Chine.

Des déclarations de l’ambassadeur de Chine en Russie et des données de la Banque centrale de Russie montrent un net recul du dollar dans les échanges entre les deux pays. Le yuan et le rouble, mais aussi l’euro, en profitent. « La part du yuan dans le commerce bilatéral entre la Chine et la Russie est passée de 3,1 % en 2014 à 17,5 % en 2020 », a déclaré l’ambassadeur de Chine en Russie, Zhang Hanhui, à l’agence de presse Interfax, lors d’une longue interview publiée le 29 juillet.

« Cela montre que le yuan a ses avantages et un potentiel d’utilisation sur le marché russe, et révèle les avancées de la Chine et de la Russie dans leur promotion de la diversification des moyens de paiement dans leurs échanges commerciaux », a-t-il ajouté.

Lors de cet entretien, l’ambassadeur de Chine a également souligné que la multiplication des échanges entre les deux pays en monnaies nationales était l’un des axes principaux de la coopération financière bilatérale et contribuait à « la construction d’un système monétaire international plus flexible et plus résilient ».

Le diplomate a en outre expliqué que la Chine considérait la Russie comme un partenaire prioritaire et était prête à coopérer avec elle pour accroître davantage la part les règlements en monnaies nationales dans leurs échanges.

Selon les données de la Banque centrale de Russie, la part des échanges commerciaux entre la Chine et la Russie effectués en euros était passée de 0,7 % en 2018 à 37,6 % au premier trimestre 2019.

Enfin, la part des paiements chinois en roubles, quoique nettement plus modeste, a atteint 9,6 % au premier trimestre 2019, contre 6,8 %.

Cette tendance accompagne un effacement progressif du dollar dans les échanges bilatéraux, la part du billet vert étant passée de 97,1 % en 2014 à 45,7 % au début de l’année 2019.

Source : RT

4- Un second essai du missile hypersonique américain AGM-183A a échoué

En avril dernier, le premier essai du missile hypersonique AGM-183A, développé par Lockheed-Martin dans le cadre du programme « Air Launched Rapid Response Weapon » [ARRW, ou ARROW] s’était soldé par un échec, l’engin n’ayant pas pu être lancé, comme prévu, par le bombardier B-52H « Stratofortress » sur lequel il avait été monté.

Aussi, le second essai devait être effectué le 28 juillet, au large de la Californie. Et, cette fois, si sa séquence de lancement est bien allée jusqu’au bout, l’AGM-183A n’aura pas pu aller bien loin : son moteur-fusée ne s’est pas allumé.

Les justifications américaines, elles, disent que le programme ARRW repousse les limites depuis qu’il a été lancé. « Bien que cet échec soit décevant, cet essai nous a fourni des informations inestimables qui nous permettront d’en tirer des leçons pour continuer à avancer », avait alors affirmé le général Heath Collins, le responsable du projet.

« Développer des missiles uniques en leur genre est une entreprise difficile et c’est pourquoi nous les testons », a commenté le général Collins, après ce nouvel échec.

Dans la course aux armes hypersoniques, lancée par les États-Unis au début des années 2000 via le programme « Conventional Prompt Global Strike », la Russie et la Chine semblent avoir désormais un coup d’avance.

La première a mis en service le système sol-sol Avanguard et s’apprête à en faire de même avec le missile Zircon, destiné à équiper ses forces navales. En outre, elle dispose également du missile balistique à lancement aérien [ALBM] Kinjal, emporté par l’avion de combat MiG-31K.

Quant à la seconde, elle a développé le DF-17, dont le fonctionnement est similaire à celui de l’Avanguard russe, ainsi que l’ALMB CH-AS-X-13, lequel arme le bombardier stratégique H-6K.

Avec Opex.360

5- Taïwan : le coup anti-US de la Chine

La Chine a reproché aux États-Unis de « détruire la paix et la stabilité régionales » après le passage d’un destroyer de l’US Navy par le détroit de Taïwan. Il s’agit de la septième manœuvre de ce genre réalisée par la marine américaine sous Joe Biden.

Le destroyer USS Benfold de classe Arleigh Burke a traversé le détroit de Taïwan mercredi 28 juillet, a fait savoir l’US Navy dans un communiqué. Le ministère taïwanais de la Défense a confirmé ces informations, alors que la Chine a accusé Washington d’être « la principale source des risques sécuritaires » dans la zone concernée.

Alors que la partie américaine a tenu à souligner qu’il s’agissait de la septième manœuvre de ce genre réalisée depuis l’investiture du Président Joe Biden, le porte-parole du commandement du théâtre de l’Est de l’Armée populaire de libération, le colonel Shi Yi, a reproché aux États-Unis de « détruire la paix et la stabilité régionales » et fait valoir que les forces chinoises étaient « déterminées à défendre la souveraineté nationale ».

Précédemment, le journal d’État chinois Global Times a prévenu les alliés de Washington que la Chine pourrait se sentir obligée d’envoyer un message pour « défendre sa souveraineté et son intégrité territoriale ».

En réactions, un porte-parole du ministère britannique de la Défense a indiqué que le porte-avions et son escorte « naviguaient légalement dans le sud de la mer de Chine, comme le fait un tiers de la marine mondiale chaque année » et s’est défendu de toute intention de provocation.

Mer de discorde

En mer de Chine méridionale, Pékin revendique de nombreux îlots inhabités aussi bien que des îles artificielles construites pour abriter des pistes d’atterrissage et des bases militaires. Les revendications chinoises se heurtent toutefois à l’opposition de plusieurs autres pays de la région.

En 2016, la Cour permanente d’arbitrage (CPA) basée à La Haye avait jugé que la Chine n’avait aucun « droit historique » sur cette mer stratégique. Or, Pékin préfère ignorer cette décision. Dans le même temps, la Chine n’a jamais renoncé à un éventuel recours à la force pour assurer une éventuelle unification avec l’île de Taïwan, considérée par Pékin comme son territoire national.

Source : Sputnik

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