Afghanistan: le déclin de l'empire américain (Débat)

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Qui oserait parier qu'un ciel afghan, totalement ou même partiellement "dés-américainsé", laisserait l'axe de la Résistance, la Russie et la Chine indifférents?  

Peu après l'annonce du départ du dernier contingent US de l'aéroport de Kaboul sur fond d'images sensationnelles publiées et republiées par les médias atlantistes et mettant en scène un dernier GI's qui quitte la scène et les premiers talibans qui arrivent, et alors même que d'ores et déjà les pétitions circulent au sein du Pentagone sur fond de quoi les généraux américains exigent la démission de Lyod Austin, histoire de lui faire endosser la responsabilité de l'échec et faire croire que l'Empire finissant avait d'autres choix que de déguerpir au bout de 20 ans de total enlisement, le chef du CentCom, McKenzie est apparu sur les écrans pour affirmer ceci : 

« Le retrait des troupes américaines d'Afghanistan s’est achevé. Les derniers avions militaires américains ont quitté l'Afghanistan, marquant la fin de la mission américaine de 20 ans dans ce pays. 2 461 soldats américains ont été tués à la suite de l'opération américaine en Afghanistan, plus de 20 000 ont été blessés.  Nous n’avons pas pu évacuer tous ceux que nous voulions évacuer. Il y a plusieurs centaines de citoyens américains en Afghanistan qui auraient souhaité rester dans le pays.  "

Alors la question qui se pose est la suivante:

S'agit-il d'agents largement trafiqués ces dernières semaines depuis la Syrie en Afghanistan à bord des hélicos de l'US Air Force et dont le plus grand exploit militaire aura été cette terrifiante tuerie anti-civils commise le 25 août à l'aéroport Hamed Karzai suivant un modus operandi grotesque, communiqué par la CIA? Fort probable. N'empêche qu'une débandade, c'est une débandade et que Saïgon ou Kaboul, il y aurait évidemment "du vide à remplir". Pour l'heure, la Turquie jusqu'au cou atlantiste d'Erdogan, chargée de la mission délicate d'éviter que le ciel afghan ne tombe entre les mains "ennemies", s'ébat pour s'y tailler une place, mais rien ne dit que ses agissements puissent aboutir d'une manière ou d'une autre. 

Bernard Cornut, géopolitologue, et Pierre Dortiguier, politicien, s'expriment sur le sujet.

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