Coup de Trafalgar/US contre la France: impacts?

PressTV Français 69 views
La trahison de la France par Washington au sujet des sous-marins nucléaires destinés à l’Australie signale un énorme changement géopolitique dans la stratégie américaine.

Au sommaire :

1- OCS : l'Iran, membre à part entière ! 

L'alliance de Shanghai accorde à l'Iran le statut de membre à part entière.

L'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) a officiellement accepté l'Iran comme nouveau membre de l'alliance politique, économique et de sécurité eurasienne lors de son 21e sommet à Douchanbé.

« Parfaitement heureux d'annoncer que le document d'adhésion permanente de la République islamique d'Iran a été approuvé par les dirigeants de l'Organisation de coopération de Shanghai à Douchanbé en présence de notre estimé président », a tweeté vendredi le ministre des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian.

« Cette adhésion stratégique a un impact important sur le processus de coopération globale entre l'Iran conformément à la politique de voisinage et de pivot vers l’Asie », a-t-il ajouté.

La décision est intervenue alors que le 21e sommet de l'organisation (OCS) s'ouvrait à Douchanbé plus tôt dans la journée, le président chinois Xi Jinping lui disant que l'Iran serait accepté comme membre à part entière.

Les dirigeants de huit États membres et de quatre États observateurs ont assisté vendredi au sommet annuel dans la capitale du Tadjikistan, le dirigeant chinois s'y adressant virtuellement avec les présidents russe, indien et mongol. Xi a critiqué les sanctions imposées aux échanges économiques mondiaux, exhortant les membres de l'OCS à rester unis contre les attaques d'autres pays.

Le président iranien Ebrahim Raïssi et ses homologues du Tadjikistan, du Kirghizistan, du Kazakhstan, de la Biélorussie, du Pakistan, du Turkménistan et de l'Ouzbékistan y ont assisté en personne.

Prenant la parole lors de ce sommet, le président Raïssi, a précisé que le monde d'aujourd'hui est entré dans une nouvelle ère, où l'hégémonie et l'unilatéralisme sont en déclin.

Source : IRNA

 

2- Coup de Trafalgar/US contre la France : impacts ? 

La trahison de la France par Washington au sujet des sous-marins nucléaires destinés à l’Australie signale un énorme changement géopolitique dans la stratégie américaine.

Dans sa confrontation croissante avec la Chine, un Washington impitoyable a démontré que ce qui compte désormais pour lui, ce n’est pas l’Europe [ni même le Moyen-Orient], mais la région indopacifique. C’est là que la nouvelle guerre froide va être menée.

Mercredi soir, le président américain Joe Biden, le Premier ministre australien Scott Morrison et le Premier ministre britannique Boris Johnson ont tenu un sommet trilatéral virtuel au cours duquel ils ont affirmé un nouvel accord, intitulé AUKUS, un engagement novateur à intensifier la coopération militaire entre les trois alliés anglo-saxons, les rapprochant encore plus en mettant en commun les technologies critiques et la recherche.

L’annonce que les États-Unis partageraient désormais leur technologie de sous-marin à propulsion nucléaire avec l’Australie a fait la une des journaux. L’objectif est d’intensifier les tentatives de contenir militairement la Chine, même si les trois pays ne l’ont pas dit directement. Cependant, le pacte sur les sous-marins impliquait que l’Australie rompe brusquement un accord de 2016 de 43 milliards de dollars avec la France pour construire 12 de ces sous-marins, une décision qui a provoqué l’indignation de hauts responsables à Paris, qui ont effectivement accusé les États-Unis de trahison. Il y a à peine deux semaines, les ministres australiens de la Défense et des Affaires étrangères avaient reconfirmé leur engagement envers l’accord avec la France, malgré les défis signalés. En juin, le président français Emmanuel Macron a déclaré que l’accord représentait la promesse d’une coopération continue pour les années à venir.

Toute cette saga perce une brèche dans la tentative de Biden d’essayer de reconstruire les liens transatlantiques avec l’Europe, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian ayant déclaré : « Je suis aujourd’hui très en colère. Ça ne se fait pas entre alliés… Cette décision unilatérale, brutale et imprévisible est très similaire à ce que faisait M. Trump… C’est vraiment un coup dans le dos. Nous avions établi avec l‘Australie une relation de confiance et cette confiance est trahie ».

Effectivement, il a obtenu quelques premiers résultats. Quelques semaines seulement avant son entrée en fonction, l’UE et la Chine avaient conclu un accord de principe sur un « accord d’investissement global » (AIC), un accord lucratif qui donnerait aux entreprises européennes un meilleur accès aux marchés chinois que ce que les États-Unis avaient actuellement.

Les États-Unis s’y sont opposés de manière cinglante au nom de la « solidarité transatlantique », le conseiller de Biden à la Sécurité nationale Jake Sullivan publiant un tweet tristement célèbre demandant des consultations précoces avec l’Europe sur « nos préoccupations communes concernant les pratiques économiques de la Chine ». Les États-Unis ont persuadé l’UE de coordonner les sanctions contre les responsables chinois du Xinjiang, ce qui a provoqué une réponse de Pékin, et à son tour conduit les parlementaires européens à geler l’accord AIC en signe de protestation.

L'Europe semble avoir un sentiment d’illusion sur ce que sont les États-Unis et n’a pas réussi à calculer quelles étaient les intentions réelles de Biden, principalement en raison d’une distraction causée par le dernier président, ce qui a rendu les capitales européennes confiantes quant au changement d’attitude des États-Unis envers l’Europe. Mais celles-ci ont également été incapables, à plusieurs reprises, de reconnaître que Washington a une longue histoire de comportement de mauvaise foi envers le vieux continent. L’Amérique n’est pas le « sauveur » de l’Europe, et bien que l’UE elle-même ait également été évoquée pour se joindre au mantra « Indopacifique », tout était couru d’avance pour elle, car les États-Unis ne les considèrent pas comme importants et les ont relégués, au mieux, sur le banc des remplaçants.

Si la France est sérieuse au sujet de « l’autonomie stratégique » européenne, elle devrait l’invoquer maintenant et cesser de se prosterner devant l’agenda américain sur la Chine alors qu’il est clairement évident que faire ce que veut Washington ne profite qu’aux États-Unis au détriment de l’Europe. Si l’UE ne se ressaisit pas et ne ressuscite pas l’accord AIC avec la Chine à la lumière de cela, et ne renforce pas ses propres capacités de sécurité, alors ce sont vraiment des poires.

Source : Réseau international

 

3- Explosions du 4 août au Liban : Kiev impliquée ?

L'Ukraine a été reconnue comme l'un des coupables de la puissante explosion au Liban.

Vladimir Verbonol a été impliqué dans la puissante explosion l'année dernière, à la suite de laquelle la majeure partie du port libanais a été détruit par une puissante onde de choc.

Dans le cadre de l'enquête, il a été établi que le propriétaire des engrais azotés qui, dans des circonstances encore émergentes, ont explosé dans l'un des entrepôts du port de Beyrouth, est l'homme d'affaires ukrainien Vladimir Verbonol qui avait auparavant acquis une grande quantité d'engrais azotés en Géorgie pour les revendre ensuite au Mozambique. Cependant, la cargaison n'est jamais parvenue à l'acheteur, car elle a été confisquée au Liban pour dettes. En conséquence, il est resté dans l'entrepôt pendant plus de sept ans.

L'implication de l'Ukraine, bien sûr, est indirecte, cependant, étant donné que des informations sur la cargaison dangereuse stockée dans l'entrepôt sont disponibles, les informations pourraient bien avoir été utilisées par les services spéciaux ou des membres de groupes terroristes et ainsi organiser cette explosion.

Selon les chiffres officiels, à la suite de la puissante explosion qui a secoué la quasi-totalité de la capitale du Liban, 207 personnes ont été tuées, plus de 7 000 ont été blessées et une soixantaine de personnes sont portées disparues.

Source : Avia.pro

 

4- Un système de missiles de combat ferroviaire ?! 

Le 15 septembre, le président sud-coréen, Moon Jae-in, a supervisé le tir d’un missile balistique mer-sol depuis le sous-marin Dosan Ahn Chang-ho, lequel effectue actuellement des essais visant à valider ses capacités opérationnelles avant son entrée en service, prévue en 2022. Si l’on en croit l’agence Yohnap, ce n’était pas une première étant donné que la semaine passée, elle avait avancé que ce navire, livré en août dernier, venait de procéder au lancement d’un tel engin, en l’occurrence un Hyunmoo 4-4.

Quoi qu’il en soit, avec ce nouveau tir d’un missile balistique, la Corée du Sud a tenu à répondre à ceux effectués par Pyongyang.

En effet, deux jours plus tôt, l’agence nord-coréenne KCNA avait fait état du lancement de deux missiles de croisière « stratégiques », d’une portée théorique de 1500 km. Pour rappel, et outre les questions nucléaires, seules, les activités de la Corée du Nord dans le domaine des missiles balistiques sont concernées par les sanctions décidées par le Conseil de sécurité des Nations unies.

Puis, ces tirs ont donc été suivis par ceux de deux missiles balistiques, depuis une « région située dans le centre » de la Corée du Nord, en direction de la mer du Japon, selon l’état-major interarmées sud-coréen.

« Le fait d’avoir deux Corées qui effectuent des tirs d’essai de missiles balistiques le même jour relève d’un timing extraordinaire », a commenté John Delury, professeur à l’université Yonsei, auprès de l’AFP. « Cela montre bien qu’il y a une course aux armements dans cette région à laquelle tout le monde doit prêter attention », a-t-il ajouté.

Cela étant, les armes que vient de tester par la Corée du Nord risquent de poser de sérieux problèmes aux forces sud-coréennes et japonaises, qui doivent déjà prendre en compte la menace des missiles KN-23, qui, comme les Iskander russes ou DF-15 chinois, ont une trajectoire semi-balistique, ce qui permet de les manœuvrer avant de toucher une cible.

Le missile de croisière « stratégique » évoqué par KCNA aurait donc une portée suffisante pour atteindre le Japon. Mais la différence avec un engin balistique est que sa trajectoire le rend plus difficile à détecter, et donc à intercepter. Et il n’est pas impossible qu’il puisse emporter une tête nucléaire…

Quant aux deux engins tirés le 15 septembre, ils font partie, selon KCNA, d’un nouveau « système de missiles de combat ferroviaire ». En clair, ils sont mis en œuvre depuis un train… à l’image de ce que faisait l’Armée rouge durant la Guerre froide, avec le missile balistique RT-23 « Molodets » [code OTAN : SS-24 « Scalpel »].

« Un régiment ferroviaire de missiles a pris part à l’exercice avec la mission de frapper une zone cible à 800 km de distance après s’être déplacé vers la région montagneuse centrale au petit matin du 15 septembre », a en effet affirmé l’agence nord-coréenne.

Source : Opex.360

 

5- Afghanistan : les USA revendiquent leurs crimes

L'armée US reconnaît que sa dernière frappe à Kaboul était une erreur avec « un bilan tragique ».

Le commandant du CENTCOM Kenneth McKenzie a assumé la responsabilité pour une attaque de drones le 29 août qui a fait 10 morts parmi les civils, dont sept enfants, et n’a vraisemblablement pas eu pour résultat la neutralisation de membres d’une branche locale de Daech.

L'armée américaine a reconnu ce 17 septembre que son raid sur Kaboul le 29 août avait été une bavure ayant coûté la vie à une dizaine de civils, dont des enfants.

« La frappe a été une erreur » avec un « bilan tragique », a constaté le commandant du CENTCOM Kenneth McKenzie se disant en être « entièrement responsable ».

« Nous croyons aujourd’hui qu’il est peu probable que le véhicule et ceux qui sont morts aient été liés à l’État islamique au Khorasan* », a-t-il ajouté s’exprimant devant la presse à l’issue de l’enquête. Par conséquent, le département militaire réfléchit à des compensations aux familles endeuillées.

« Je présente mes sincères excuses », a encore lancé le général McKenzie. Le Pentagone ne se laissait pas guider par les données fournies par le mouvement taliban* avant l’attaque, d’après M.McKenzie.

Trois jours après les attentats près de l’aéroport de Kaboul, les États-Unis ont effectué une frappe sur la capitale afghane visant des membres présumés de la branche afghane de Daech*, laquelle avait revendiqué les attentats.

En cela, une deuxième explosion après la frappe « indiquait la présence d'une quantité importante de matériel explosif », avait alors indiqué le Pentagone.

Le raid a eu lieu peu avant la fin des évacuations, dans le chaos, des troupes américaines du pays, dans la nuit du 30 au 31 août.

Source : Sputnik

Add Comments